Superfétation : une Britannique tombe enceinte pendant sa grossesse

Au Royaume-Uni, une jeune femme de 39 ans a donné naissance à des jumeaux, conçus à trois semaines d'intervalle. Elle est donc tombée enceinte pendant sa grossesse. Un phénomène particulièrement rare, appelé superfétation.

Superfétation : une Britannique tombe enceinte pendant sa grossesse
© Roberts.supertwins Instagram

Alors qu'elle était déjà enceinte, Rebecca Roberts, une future maman britannique de 39 ans, a découvert qu'elle attendait un deuxième enfant après sa troisième échographie de grossesse. Les bébés seraient donc conçus à trois semaines d'intervalle, selon le Washington Post. "J'ai cru que quelque chose d'horrible s'était produit. L'échographiste m'a regardée et m'a dit : "Vous savez que vous attendez des jumeaux ?", raconte la jeune femme, qui a patienté plus d'un an avant de tomber enceinte. L'accouchement a été déclenché à 33 semaines de grossesse car l'un des jumeaux ne se développait pas correctement à cause du cordon ombilical. Rebecca Roberts a alors donné naissance à ses deux enfants par césarienne le 17 septembre 2020. Son premier garçon, prénommé Noah, pesait 2,09 kilos et sa fille Rosalie, née deux minutes plus tard, pesait seulement 1,2 kg. Les bébés ont été suivis dans une unité de soins intensifs avant d'être tous réunis pour Noël, et se portent aujourd'hui à merveille.

Superfétation : qu'est-ce que c'est ?

La superfétation est un phénomène rarissime : moins de 10 cas ont été enregistrés à travers le monde selon un rapport de l'European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive datant de 2008. Il s'agit d'une nouvelle grossesse diagnostiquée en pleine grossesse"Les ovules sont libérés de l'ovaire à deux moments distincts, avant d'être fécondés puis de s'implanter dans l'utérus", explique sur ABC News le gynécologue-obstétricien David Walker. Le gynécologue de Rebecca a d'ailleurs eu du mal à diagnostiquer la superfétation. "Nous étions inquiets parce que le deuxième jumeau était beaucoup plus petit. Ce n'est qu'en effectuant régulièrement des scanners et en constatant que le taux de croissance était constamment en retard de trois semaines que nous avons compris qu'il s'agissait d'une superfétation" a-t-il précisé.