Palmier en pot : comment bien le cultiver en extérieur ?

Afin de profiter d'un palmier en pot en bonne santé, choisissez la bonne variété, arrosez comme il faut ou encore, taillez dans les règles. Découvrez tous nos conseils pratiques.

Palmier en pot : comment bien le cultiver en extérieur ?
© majivecka - 123RF

Issus de la famille des arécacées, les palmiers forcent l'admiration tant ils sont majestueux avec leur faux-tronc, appelé stipe, portant de grandes et larges formes foliaires reconnaissables entre mille, palmées ou pennées, d'un vert toujours magnifique. Rappelant immanquablement les îles et leurs plages paradisiaques, mais aussi la côte d'Azur et le bassin méditerranéen, les palmiers peuvent tout de même s'épanouir sous des latitudes plus continentales, selon le climat.

Quelles variétés de palmier choisir pour une culture en pot ?

Le palmier peut autant vivre en intérieur (palmier semi-tropical) qu'en extérieur. Nous sommes plus habitués à l'admirer dans les jardins ou en bordure de terrasse, en pleine terre ou en pot.
La culture du palmier en pot nécessite de faire le bon choix parmi les nombreuses espèces (pas moins de 100) de palmiers. En effet, certaines variétés sont plus fragiles que d'autres, ce qui rend préférable leur culture en pot car vous pouvez les mettre à l'abri durant l'hiver. Pour profiter au mieux de votre palmier, le mieux est donc de choisir des variétés rustiques, résistant bien au gel.

Parmi elles, le palmier nain vulcano, le palmier-scie, le palmier à chanvre (très rustique), le palmier nain sabal minor, le palmier du Chili, le palmier bleu du Mexique, le palmier doum (nain), le palmier cerifera, le palmier à aiguilles (ou palmier porc-épic), le palmier-bambou, le palmier miniature ou encore, le sabel palmetto ou chou palmiste

En somme, bon nombre de variétés naines car elles sont moins fragiles face au vent, ennemi du palmier, et les variétés les plus rustiques possibles, sous couvert de respecter l'ensemble de leurs besoins.

Quel entretien pour un palmier en pot ?

Un terreau adapté

Nous vous recommandons de planter votre palmier dans un bac ou un pot volumineux (troué) rempli d'un terreau spécial pour palmiers.
Le drainage étant essentiel, assurez un mélange de terreau, de terre de jardin et de sable, lequel assurera le drainage de l'eau, préservant les racines.

La bonne luminosité

Assurer le bon entretien d'un palmier, c'est aussi lui trouver le bon emplacement. A l'instar de bon nombre de végétaux, le palmier aime la lumière, bien que certaines variétés se plaisent à l'ombre.
L'idéal, surtout si votre palmier est encore jeune, est de trouver une zone bercée par un peu de soleil et un peu d'ombre de façon à le familiariser aux rayons. Une exposition trop forte risquerait de brûler son feuillage. L'exposition de votre palmier au soleil se fera au fur et à mesure, ce qui le rendra plus robuste par la suite, notamment aux brûlures.

Un rempotage régulier

Qui dit culture en pot, dit rempotage et selon les espèces de plantes, il peut être plus ou moins régulier. Le rempotage d'un palmier cultivé en pot ou en bac est à réaliser, en moyenne, tous les trois ans : l'occasion de faire "terreau neuf", ce qui stimulera votre bel arécacée, et de choisir un pot plus dense.
Restez juste vigilants lors du rempotage car le palmier peut être volumineux donc lourd et ses feuilles, piquantes ou pourvues d'épines. Ne soyez pas surpris de devoir casser le pot car le système racinaire du palmier se développe avec force.
A défaut de rempotage, vous pouvez tout à fait surfacer : retirer l'ancienne terre sur quelques centimètres, sans rien abîmer, et remettre du terreau neuf.
Après un rempotage et un surfaçage, il faut, bien sûr, arroser.

Comment arroser un palmier en pot ?

L'arrosage est un point essentiel pour la culture du palmier en pot. Le terreau doit être maintenu frais donc vous devez arroser dès qu'il montre de petits signes de sécheresse. Il lui faut assez d'eau mais sans excès non plus.
Lors de la période estivale, vous devez être plus attentifs à l'état de la terre car l'eau peut facilement s'évaporer sous le soleil. On arrose plus en été qu'en hiver mais là, n'hésitez pas, selon le volume du bac ou du pot, la luminosité et l'emplacement, à arroser chaque jour lors des grosses chaleurs. Conseils pratiques :

  1. Arrosez au pied du palmier et non sur son feuillage car vous risquez de le brûler par la suite lors de son exposition au soleil ;
  2. Ne gardez pas l'eau stagnante si vous avez une soucoupe car les racines n'apprécieront pas ;
  3. Optez pour l'eau de pluie, meilleure que celle du robinet (chlore et calcaire).

L'importance de l'arrosage va de pair avec un autre point essentiel pour garder un palmier en pot en bonne santé, le taux d'humidité ambiant. Un air trop sec va être préjudiciable pour le feuillage si beau de votre palmier, lequel va sécher et noircir. Un végétal fragilisé est donc un végétal en danger car les parasites peuvent s'en donner à cœur joie, à l'exemple des araignées rouges.
Afin d'éviter ces déconvenues lors des périodes chaudes et sèches, n'hésitez pas à humidifier les feuilles un peu chaque jour à l'aide d'un brumisateur, sans les noyer.

Quel engrais pour un palmier en pot ?

Le palmier est un végétal qui a la particularité d'avoir un grand besoin d'engrais lors des périodes estivales. Et c'est encore plus vrai pour le palmier cultivé en pot. On recommande un apport d'engrais liquide au moins deux fois par mois au moment de l'arrosage.
Le palmier a également besoin d'azote, de potasse et d'oligo-éléments. Toutes ces substances peuvent être trouvées dans des purins végétaux, mais aussi des engrais spécial gazon ou encore un autre autre engrais riche en matières végétales, la corne broyée. Le tout sera d'apporter la quantité juste, sans excès.

Tailler un palmier en pot

La taille du palmier peut se dérouler à la fin du printemps ou bien, au début de l'été. La taille d'un palmier est très douce et légère et se résume à supprimer les palmes abîmées, mortes et sèches ; vous pouvez aussi couper les fructifications et les palmes retombant mal si vous le souhaitez. Une taille sévère est fort déconseillée car cela fragiliserait le palmier.
Attention à ne pas couper le stipe, ne serait-ce qu'une infime partie car c'est tout le palmier que vous mettrez en péril. Cet élément central du palmier est non seulement sa structure, la zone où se situe le bourgeon terminal mais aussi la partie gardant toutes les réserves : le couper ou le blesser revient à mettre à mort le végétal. Certains stipes sont entourés d'un crin qui, lui aussi, doit être préservé car c'est un bouclier anti-froid en hiver.
Deux principales techniques de tailles sont possibles sur un palmier :

1. La taille en marguerite :

Plutôt pratiquée dans les régions au climat chaud, cette technique sert à retirer les palmes à la fois âgées et vertes, notamment sur les côtés, au ras du stipe (en l'épargnant lui), en laissant le dessus croître tranquillement, ce qui forme ainsi une marguerite ;

2. La taille en ananas :

Visible surtout sur la Côte d'Azur mais aussi bénéfique dans les régions au climat plus frais, elle se résume à retirer les palmes invasives les plus éloignées du "faux tronc" en laissant leur base accrochée au stipe car ces excroissances formeront une protection du cœur du végétal, utile en hiver.

Palmier en pot qui jaunit : pourquoi, que faire ?

  • Le jaunissement des palmes est souvent dû à une carence en minéraux. Cela peut s'expliquer par une terre trop calcaire qui consomme les nutriments ou un manque d'engrais adapté au palmier. Dans ce cas, optez pour un terreau spécial palmier en évitant la terre de votre jardin et ajoutez un engrais type corne broyée, riche en minéraux et autres substances précieuses, comme nous l'avons mentionné plus haut. Ce rempotage sera l'occasion de créer un mélange léger (pas de terre compacte), ce qui permettra de garder un sol drainé et des racines en bonne santé.
  • Un manque d'arrosage ou trop d'humidité peut aussi causer le jaunissement du palmier, en particulier si ce sont les pointes des palmes qui jaunissent. Ces dernières ont également tendance à se recroqueviller et à brunir.
  • Enfin, le jaunissement des palmes peut être dû au "papillon du palmier" qui entraîne la casse, la perforation et la sécheresse des feuilles. Aussi beau soit-il, cet insecte, généralement présent aux beaux jours, surtout au cœur de l'été, en juillet, cause de gros dégâts.

Que faire de son palmier en pot en hiver ?

Selon les variétés de palmiers, toutes ne sont pas égales face au froid. C'est pourquoi nous conseillons de choisir un palmier rustique pour une culture en extérieur.
Alors que le stipe et les palmes peuvent résister aux hivers rigoureux, les racines ne s'en remettraient pas. Si le pot ou le bac peut être déplacé, vous avez la possibilité de le rentrer durant l'hiver, en le mettant dans un endroit lumineux, non chauffé.
Si vous n'avez pas le choix que de le laisser dehors, prévoyez un voile d'hivernage ou toute protection épaisse et de qualité.
Un paillage sur le terreau demeure, par ailleurs, une bonne idée car cela protégera encore mieux les racines.
Quand la météo se fait plus clémente, rien ne vous empêche de retirer la couche protectrice afin de laisser respirer votre palmier.