Tuteurer une plante : pourquoi et comment utiliser des tuteurs ?

Par nécessité, par esthétisme ou de façon temporaire, mettre en place des tuteurs reste toujours un support utile à la plante puisque cela assure, notamment, sa bonne croissance. Reste à déterminer la forme de tuteur à choisir en fonction de la variété de plante concernée. On vous aide à y voir plus clair.

Tuteurer une plante : pourquoi et comment utiliser des tuteurs ?
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Pourquoi tuteurer une plante ?

Tuteurer une plante est l'action d'installer un tuteur afin de l'aider à croître de façon pérenne. Toutes les plantes n'ont pas besoin de tuteur et pour celles qui en ont l'utilité, il vous faudra choisir le bon type de tuteur. On tuteure une plante pour différentes raisons, en voici une petite liste :

  • La plante est grimpante ;
  • La plante est lourde et finira par s'affaisser ;
  • Le vent est fort dans votre région ;
  • Les tiges de la plante sont frêles ;
  • Votre plante a besoin d'être bien orientée ;
  • La plante doit trouver ses marques en profondeur ;
  • Vous plantez un arbre qui doit être soutenu par un tuteur les 3ème premières années au moins en raison de la fragilité de ses racines ;
  • La plante est encore plus belle grâce au tuteur.

Les différentes formes de tuteurs pour plantes

Tuteurer une plante est à la fois un geste un peu technique mais aussi plaisant. Plaisant car il existe tant de formes de tuteurs que la créativité est à l'honneur. Bien entendu, les tuteurs ont été conçus pour répondre aux spécificités des végétaux devant en être parés pour leur bon développement. Voici quelques formes de tuteurs parmi les plus courantes :

Le tuteur simple

Le tuteur simple, appelé aussi tuteur monopode, ressemble à un morceau de bois lisse qui s'installe assez facilement dans le terreau. Selon l'espèce de la plante à tuteurer, plusieurs tuteurs simples peuvent être utiles. Ces tuteurs, très courants, peuvent avoir toutes les tailles, teintes et épaisseurs.

Le tuteur spirale

Lui aussi assez filiforme, le tuteur spirale allie pratique et esthétique, formant de jolies ondulations quand le vent passe à travers. On le voit beaucoup dans les potagers, notamment pour les plants de tomates. Cela peut être un tuteur parfait pour les plantes grimpantes du type jasmin étoilé. Il se décline sous des modèles variés.

Le tuteur parapluie

Appelé aussi tuteur parasol, le tuteur parapluie offre un soutien de taille tout en formant un ensemble très décoratif et poétique, formant lui-même comme une fleur. Il est le soutien idéal des rosiers grimpants par exemple. Stable, il peut s'enfoncer profondément dans le sol, sans vaciller.

Le tuteur tipi

Comme son appellation le laisse supposer, sa forme ressemble à celle d'un tipi. C'est donc un tuteur plus imposant mais non moins esthétique qui fera le bonheur des plantes aux tiges longues ou poussant à la verticale. Vignes, clématites et melons peuvent ainsi s'y reposer en toute quiétude.

Le tuteur en colonne

Ce type de tuteur est tout indiqué pour les plantes grimpantes en général. Elles finissent d'ailleurs par faire de l'ombre aux colonnes. On voit de plus en plus de tuteurs en colonne ou bien en échelle, donnant une dimension très rustique à vos extérieurs.

Une arche ou une pergola en guise de tuteur

L'idéal est d'installer une arche ou une pergola afin de laisser libre cours à vos plantes de s'accrocher où elles le souhaitent. En matière de modèles, vous aurez le choix !

Comment mettre un tuteur sur une plante ?

Tuteurer une plante dite ornementale est surtout utile pour la protéger des coups de vent ou pour lui donner un port plus volumineux. Les tiges de ces plantes sont assez longues et leurs fleurs, volumineuses. Les camélias, les glaïeuls, les dahlias, les hibiscus en sont de beaux exemples.
Pour bien débuter le tuteurage, vous pouvez déjà positionner un premier tuteur simple aux abords de la tige mère de la plante, en prenant soin de ne pas toucher le système racinaire ni le rhizome car cela mettrait en péril ses besoins en nutriments. Dans l'idéal, optez pour un diamètre similaire aux tiges de votre plante mais légèrement plus petit en taille de façon à ne pas dévaloriser la plante.
Selon le volume de votre plante, il sera peut-être judicieux d'installer plusieurs attaches (cordes, raphia, embouts cerclés…), disséminées sur différentes hauteurs.
On recommande de tuteurer assez tôt les plantes dont les fleurs pèseront lourd afin de leur éviter tout affaissement, souvent dès le jour de leur plantation.
La taille de vos plantes et leur croissance conditionneront la taille, l'épaisseur et le type d'attache à privilégier.

Comment tuteurer une plante grimpante ?

L'installation d'un tuteur ou de tuteurs pour une plante grimpante est inéluctable. Pour cause, cet accessoire précieux du jardinage va guider les tiges, lesquelles prendront rapidement et densément de la hauteur et de l'espace. Les tuteurer, c'est multiplier aussi leur chance de croissance et de floraison. Les chèvrefeuilles, jasmins, passiflores, rosiers, clématites ou glycines sont de dignes représentantes. Pour bien tuteurer une plante grimpante :

  1. Faites-le dès le jour de la plantation de façon à préserver les racines ;
  2. Choisissez la forme du tuteur en fonction de votre plante, les formes optimales étant le tipi, la pergola, l'arche, le treillis ou, le tuteur parapluie.
  3. L'épaisseur comme la matière (métal, bois) du tuteur doit être choisie avec soin selon la nature des tiges (fragile, solide, lourde) ;
  4. Plantez votre plante grimpante une fois l'emplacement de votre tuteur choisi ;
  5. Stabilisez délicatement les tiges autour à l'aide d'une attache fine, sans les compresser au support, et faites-le pour toutes les tiges, en leur trouvant à chacune un lieu propice à leur épanouissement.

Comment tuteurer un arbuste ?

La mise en place d'un tuteur pour un jeune arbuste (ou un jeune arbre) est une nécessité au cours des premières années de sa vie. Et cela est surtout dû à la fragilité du système racinaire qui doit prendre ses marques dans son nouvel environnement, de façon à stabiliser la plante. Au-delà, une plante qui change d'environnement est souvent stressée donc fragilisée. L'avantage d'un tuteur est la pose droite qu'il permet d'offrir à votre arbuste en pleine croissance.

Selon l'arbuste, l'emplacement, l'espace, voici la façon de tuteurer votre arbuste :

  1. Là aussi, le tuteurage doit débuter au plus tôt, avant que le système racinaire ne soit trop développé ; le tuteur se positionne donc le jour de la plantation, quand votre arbuste est dans son trou et bien positionné, notamment le plus à l'abri possible des vents ;
  2. L'installation d'un tuteur simple, en bois, que vous pourrez planter soit à l'oblique, soit droit dans le sol au moment de planter votre végétal, et entre les racines (d'où la position oblique afin de les épargner à coup sûr), à quelques centimètres de l'arbuste ; Idéalement, il est destiné à un arbuste de petite circonférence et être de la même hauteur ;
  3. L'installation d'un tuteur à deux piquets, ou tuteur bipode, consiste à réaliser la même opération précédente mais avec deux tuteurs, liés tous deux pour la bonne stabilité de votre plante ;
  4. L'installation d'un support à trois piquets (tuteur tripode) est également possible, ou encore à quatre (tuteur quadripode), le tout en multipliant les liens de consolidation afin d'obtenir un support solide, et des liens positionnés aux bons endroits, sans jamais compresser l'arbuste.

Quels légumes tuteurer ?

Les légumes qui croissent à la verticale ou à l'horizontale de façon dense doivent être aidés d'un système de tuteur car ils peuvent peser lourds entre autres. En général, on met en place des tuteurs pour les pois, les aubergines, les concombres, les asperges, les tomates ou encore, les haricots grimpants. Il s'agit ici de les guider et d'optimiser leur pousse et ce, dès leur plantation. Mais d'un légume à l'autre, le tuteurage sera différent. Par exemple :

  • Les tomates, pesant assez lourd selon la variété, auront besoin d'un tuteur par plant, qu'il s'agisse d'un tuteur en spirale, simple ou même, un petit treillage ;
  • Les haricots grimpants, me rappelant souvent l'un de mes contes favoris, Jack et le haricot magique, seront à leur aise avec un tuteur tipi ou bien deux tuteurs positionnés face à face et consolidés à l'oblique par un support type ;
  • Les aubergines peuvent être stables à l'aide d'un tuteur simple ;
  • Les concombres seront bien positionnés avec un tuteur à colonne, un tuteur à spirale ou encore, un tuteur équipé d'un grillage.