Marcottage : comment marcotter une plante ?

Pour multiplier des plantes, le marcottage est une technique adaptée aux végétaux ne pouvant pas être bouturés. Quand et comment marcotter, les différents types de marcottages... Découvrez les bons gestes pour réussir vos marcottes.

Marcottage :  comment marcotter une plante ?
© Patrick Guenette/123RF

Qu'est-ce que le marcottage ?

Le marcottage est une technique de multiplication des plantes. C'est une bonne alternative au bouturage, lorsque la plante ne s'y prête pas. Elle convient aux végétaux ligneux (= composé de bois), ayant des tiges souples. C'est le cas du rhododendron, des viornes et des spirées par exemple. Le principe est de mettre une des branches basses sous terre pour créer une nouvelle plante.

Quand marcotter ?

Si le printemps et l'automne sont privilégiés, il est possible de marcotter toute l'année.

Comment multiplier par marcotte ?

La technique la plus courante est le marcottage par couchage. Voici comment procéder :

1. Choisissez d'abord une branche assez basse pour être partiellement enterrée.

2. Incisez légèrement le rameau qui va se retrouver sous-terre, sur toute la longueur, cela va faciliter le développement des racines.

3. Grattez la terre, puis creusez un trou de 10 cm de long et 5-7 cm de profondeur.

4. Placez la branche dans le trou sans la casser, elle doit rester accrochée au pied-mère.

5. Fixez-la avec deux crochets aux extrémités.

6. Recouvrez de terre, la pointe de la tige doit se retrouver à l'air libre.

7. 3-4 mois plus tard, vous pouvez détacher le rameau du pied-mère et le sortir de terre, les racines doivent mesurer plus de 5 cm de long

8. Éventuellement, divisez la marcotte en plusieurs parties si de nombreuses racines se sont créées.

9. Repiquez en pot ou en pleine terre (hors périodes de gel).

Les alternatives au marcottage par couchage

  • Marcottage aérien : on choisit cette option lorsque le bois est trop rigide pour être courbé, comme celui d'un Hibiscus. Il faut alors inciser la tige sur quelques centimètres de long, puis l'enrouler de sphaigne humide. La sphaigne peut être maintenue avec de la ficelle ou un manchon en plastique. Il faudra régulièrement l'humidifier pour qu'elle apporte l'eau nécessaire à la création des racines. Une fois les racines bien développées, il ne reste qu'à repiquer en pleine terre.
  • Marcottage en serpenteaux : utilisé pour les plantes grimpantes qui sont dotées de longues tiges avec de nombreux bourgeons. Il s'agit d'alterner des parties enterrées et aériennes. Au lieu d'enterrer une seule partie de la plante, on en enterre plusieurs. On fait alors une incision sur chaque partie sous terre et entre chaque, on laisse un bourgeon à l'air libre. Cela permet de produire plus de sujets d'un seul coup.
  • Marcottage à longs bois : le mode opératoire est le même que le marcottage par couchage sauf que l'on enterre un rameau bien plus long. La partie aérienne est alors tenue par un tuteur.
  • Marcottage en pot : c'est le même principe que le marcottage par couchage, sauf que l'on enterre dans un pot et non en pleine terre. L'avantage, c'est que vous pouvez laisser la plante dans le pot une fois qu'elle est séparée du pied-mère.
Conseils pratiques