Perte de graisse : à la ménopause, cette façon de marcher est la plus efficace selon les chercheurs
Selon une nouvelle étude, une certaine manière de marcher permettrait de brûler plus de graisse en particulier à la ménopause. Explication.
A la ménopause, le corps subit des changements qui rendent la perte de masse grasse plus compliquée. Beaucoup se tournent alors vers des régimes farfelus, ou des entraînements à haute intensité avec beaucoup de cardio. Pourtant, d’après une nouvelle étude, il existe une façon beaucoup plus aisée et saine de perdre de la graisse lorsque les années passent. Publiée dans le journal américain Nutrients, elle apporte un éclairage sur une question que l’on se pose depuis un grand moment : lorsqu’on marche, vaut-il mieux miser sur la vitesse ou la lenteur ? Quelle option aide à brûler le plus de graisse ?
Pour répondre à cette interrogation, les chercheurs ont suivi 25 femmes ménopausées à qui ils ont demandé de suivre un programme de marche durant 15 semaines. Après ce laps de temps, neuf participantes ont arrêté l'étude, tandis que seize l'ont poursuivie pendant 15 semaines supplémentaires. Toutes les participantes marchaient environ 5 km quatre fois par semaine. Celles du groupe le plus rapide marchaient à environ 6,6 km/h et faisaient donc de l'exercice pendant environ 45 minutes par jour. Les femmes du groupe le plus lent marchaient à un rythme de 5,1 km/h et s'entraînaient pendant 54 minutes par jour.
Parmi les 16 femmes ayant suivi le programme pendant 30 semaines, celles qui marchaient à un rythme plus lent ont perdu 2,73 fois plus de graisse que les marcheuses rapides. Autre point important : les marcheuses rapides n’ont pas perdu de graisse avant d’avoir terminé les 30 semaines, contrairement aux autres qui ont éliminé tout au long de l’étude.

Mais alors, comment expliquer que marcher lentement brûle plus de masse graisseuse ? Sans avoir de réponse précise, les chercheurs avancent une hypothèse : marcher à une vitesse plus élevée requiert plus de souffle, ce qui pousse le corps à consommer le sucre présent dans le sang comme source d’énergie immédiate. À l'inverse, lorsqu'on marche plus lentement, le corps puiserait davantage dans ses réserves de graisse. Il est important de préciser que l’étude a été réalisée à petite échelle et ne reflète donc pas une vérité générale.
Cependant, les résultats correspondent à ce qu’avancent les médecins du sport depuis plusieurs années maintenant : à la ménopause, les bouleversements hormonaux rendent déjà l'organisme plus sensible au stress. Le corps perçoit les séances de cardio à haute intensité comme une agression et déclenche alors un pic de cortisol. Cette hormone favorise le stockage des graisses, en particulier au niveau de la ceinture abdominale. C’est pourquoi, durant cette période de la vie, il est préférable de miser sur du cardio doux, de longues marches mais aussi et surtout du renforcement musculaire. CQFD.