Plutôt que de compter les calories, cette méthode japonaise aide à rester mince toute une vie
Au bout de trois semaines à peser des amandes une par une, beaucoup finissent par craquer sur un paquet de chips. Heureusement, une méthode japonaise pourrait bien être la clé d'une perte de poids (vraiment) durable.
Manger est parfois devenu un drôle de mélange. D'un côté, on adore parler restaurants, fromage, pâtisserie ou apéros en terrasse. De l'autre, beaucoup culpabilisent après un repas un peu trop copieux. Certains alternent alors entre périodes très strictes et gros craquages du vendredi soir, avec l'impression d'avoir "été sage" toute la semaine. À force de voir chaque repas comme un exercice de discipline, beaucoup finissent même par ne plus reconnaître le moment où ils n'ont tout simplement plus faim.
En effet, aujourd'hui on mange devant une série, entre deux mails, dans le métro ou le téléphone posé juste à côté de l'assiette. Le repas devient presque une activité secondaire. D'ailleurs, plusieurs études montrent que les écrans pendant les repas poussent à manger davantage, souvent plus vite et moins bien. Le cerveau est occupé ailleurs, donc il capte mal les signaux de satiété, ce qui peut alors pousser au grignotage.
À l'inverse, certaines cultures gardent un rapport beaucoup plus calme à l'alimentation. Au Japon, notamment dans la région d'Okinawa, connue pour le nombre impressionnant de centenaires, manger ne se résume pas à remplir une assiette jusqu'au bord. Là-bas, les repas sont souvent plus lents, les portions plus raisonnables et surtout, on fait attention à la sensation de faim réelle, dans l'idée d'éviter ce fameux moment où l'on continue à manger "parce qu'il en reste". Cette pratique porte un nom : le "hara hachi bu". Une vieille habitude japonaise qui consiste à s'arrêter de manger quand on est rassasié à 80 %.

Contrairement aux régimes classiques, qui fonctionnent quelques semaines avant de finir en énorme plat de pâtes, cette approche paraît beaucoup plus tenable dans le temps. Les études menées sur des populations qui mangent de façon plus attentive montrent souvent les mêmes effets : les personnes concernées consomment naturellement moins de calories, prennent moins de poids avec l'âge et ont un IMC généralement plus bas.
Cette méthode ne demande pas non plus de supprimer les pâtes carbo du samedi soir, ni de vivre avec une balance de cuisine dans le sac. Le principe consiste surtout à arrêter de manger avant d'atteindre cette sensation de ventre complètement plein.