"Pour moi, c'est beaucoup de bons souvenirs" : Agnès b. fait son grand retour dans la parfumerie après 11 ans de silence
Après 11 ans d'absence dans le monde de la beauté, Agnès b. signe un retour fracassant avec deux nouveaux parfums. L'occasion de rencontrer la styliste.
Elle est enfin de retour. Plus d’une décennie après la fermeture définitive du Club des Créateurs de Beauté, où Agnès b. vendait ses cosmétiques, la styliste parisienne nous a surpris avec un retour tout en senteur. Deux créations à l’image d’Agnès Troublé : contemporaines, subversives et sans concession. Zoom.
Souvenez-vous, en 1987, elle dévoile son premier parfum emblématique sobrement nommé "Le b.". A l’époque, le jus est un véritable carton et la styliste ne souhaite pas en rester là. S’ensuivent alors quatre autres fragrances dont une spécialement imaginée pour les enfants. La suite, nous la connaissons : la marque se retire du monde de la beauté, laissant des fans orphelins de parfum. Et puis, en 2025, enfin la bonne nouvelle : Agnès b. lance deux nouveautés. Comme d’habitude, elle mise sur la sobriété pour les noms : Le Parfum et L’Eau. Quand on lui demande pourquoi ce retour aux amours oubliés, la réponse est brute et honnête : "On me l’a demandé." Un témoignage, s’il en fallait un, de la place qu’occupaient ces initiales dans l'univers de la beauté. "Pour moi, c’est beaucoup de bons souvenirs", assure-t-elle. D’abord commercialisés uniquement dans les boutiques de la marque, et sur le site internet, ces parfums sont en vente dès aujourd'hui dans les boutiques Marionnaud.
Imaginées à quatre mains (ou deux nez) avec le parfumeur Isaac Sinclair, ces deux fragrances se sont construites autour du seringat qu’Agnès Troublé fait pousser dans son jardin. Dans Le Parfum, cette fleur lumineuse s’accorde avec du safran, une idée inattendue et novatrice de la styliste. On y retrouve également de l’absolu de tubéreuse, des muscs, du santal et de l’ambre gris. De son côté, L’Eau est plus légère : le seringat y danse avec de la pivoine, du jasmin, du magnolia, et des muscs. "C’est fleuri, mais d’une manière moderne ce qui n’est pas gagné, je trouve. Spécialement avec les fleurs blanches. Mais le résultat est là", nous raconte Agnès b. Pour arriver à ces parfums, 69 essais ont été nécessaires. Comme un clin d’œil du destin, c’est la 68ème version qui a été retenue. Hautement symbolique, ce chiffre rappelle un pan de l’histoire de la styliste : mai 68.
Mais les senteurs ne sont pas les seules à avoir une histoire particulière. Le flacon lui aussi vient avec son lot d’anecdotes. Les côtés de la bouteille représentent des colonnes, un hommage à "son côté versaillais", des propres mots d'Agnès b.. Au début, elle avait dans l’idée que la bouteille puisse ensuite se transformer en vase, elle qui adore donner une seconde vie aux objets. "C’était difficile à cause de la configuration du flacon… Ce sera pour une prochaine fois !" La prochaine fois… Nous, on l’attend déjà avec impatience !