"J'ai une règle pour chaque restaurant" : ce que le Dr Jean-Michel Cohen conseille avant de commander pour ne pas grossir
Le restaurant reste l'un des plaisirs que l'on redoute de sacrifier lorsqu'on cherche à maigrir. Pourtant, pour Jean-Michel Cohen, il n'est pas question de mettre sa vie sociale entre parenthèses. Il explique comment continuer à sortir tout en gardant le cap sur ses objectifs.
Quand on démarre un rééquilibrage alimentaire, une question se pose : faut-il éviter les restaurants ? Entre les portions généreuses, les sauces, les desserts et les menus à rallonge, la sortie au resto est souvent perçue comme un piège. Jean-Michel Cohen défend une approche différente. Selon lui, apprendre à mieux manger ne consiste pas à s'isoler ou à repousser tous les plaisirs.
Dans une publication Instagram, le médecin nutritionniste s'attaque d'ailleurs à une phrase qu'il entend régulièrement : "quand j'aurais fini mon régime". Pour lui, cette façon de voir les choses pose problème. L'objectif n'est pas de suivre une période de privation avant de reprendre ses anciennes habitudes, mais de modifier durablement sa manière de se nourrir. C'est précisément pour cette raison que les repas pris à l'extérieur doivent faire partie de l'équation. "Vous êtes en train de changer votre façon de vous nourrir et le restaurant doit s'inscrire dans votre nouvel équilibre alimentaire", explique-t-il. Et d'ajouter : "Le programme continue. Même dehors."
Cette vision tranche avec les régimes très stricts qui imposent des interdictions à répétition. Jean-Michel Cohen rappelle qu'un programme alimentaire doit pouvoir s'adapter à la vie quotidienne. Les repas de famille, les déjeuners professionnels, les anniversaires ou les sorties entre amis ne disparaissent pas parce qu'une personne souhaite perdre quelques kilos. Dans les faits, vouloir tout contrôler finit souvent par produire l'effet inverse. Après plusieurs semaines de frustration, beaucoup craquent et abandonnent leurs efforts. À l'inverse, apprendre à faire les bons choix permet de construire des habitudes plus durables.
Dans sa publication, il résume sa méthode en une phrase : "J'ai une règle pour chaque restaurant." Très concrètement, au restaurant japonais, sa consigne est claire : "12 sushis, pas de fromage, c'est tout". Dans un restaurant italien, il recommande de se limiter à une seule part de pizza plutôt que de terminer la pizza entière. Côté cuisine asiatique : "les nems c'est non, le reste oui". Enfin, au fast-food, il estime que le problème ne vient pas forcément du burger mais surtout de ce qui l'accompagne. Sa règle se résume donc ainsi : "les burgers oui, les frites non". Bref, des repères faciles à retenir.
Vous l'aurez compris, le spécialiste rappelle qu'un programme minceur doit permettre de conserver une vie normale et du plaisir à table. Le restaurant n'est donc pas un obstacle à contourner, mais une situation du quotidien à apprivoiser. Son message tient finalement en quelques mots : "Choisir, pas subir."