"Elles m'énervent" : le Dr Jean-Michel Cohen dénonce ce produit minceur qui piège encore des milliers de Français
Présentées comme des alliées minceur, faciles à consommer, certaines solutions nutritionnelles posent problème selon Jean-Michel Cohen. Il pointe notamment un produit qu'il juge trompeur sur toute la ligne.
Dans une vidéo publiée sur Instagram, Jean-Michel Cohen s'attaque frontalement à un produit qui s'est imposé dans les habitudes alimentaires de nombreux consommateurs, souvent convaincus de booster un objectif minceur. Derrière les promesses marketing, il pointe des réalités nutritionnelles beaucoup moins flatteuses, en insistant sur la composition et l'effet réel sur l'organisme. Le ton est agacé et le message ne laisse pas aucune place à l'ambiguïté.
Dans cette intervention, le médecin nutritionniste commence par exprimer son exaspération face à la multiplication de ces produits : "Alors, ces collations, elles m'énervent, parce qu'aujourd'hui il y en a 36 000". Une diversité qui, selon lui, ne reflète pas une amélioration de la qualité, mais plutôt une segmentation marketing qui entretient la confusion, notamment autour de leur positionnement sur la perte de poids. Il insiste sur leur nature industrielle en rappelant qu'il ne s'agit pas simplement d'aliments transformés, mais bien de "produits ultra transformés", une nuance non négligeable.
Il affirme également que la densité calorique est en réalité liée au poids très faible de ces produits. "Si elles contiennent peu de calories c'est parce qu'elles ont un tout petit poids. Ça veut dire que dans 20 grammes, on vous met 100 calories." Une remarque qui vise à déconstruire une idée reçue, selon laquelle ces produits seraient intrinsèquement légers ou adaptés à une perte de poids. Pour illustrer son propos, il compare avec un aliment réputé riche : "Vous savez, moi, avec 20 grammes de foie gras, je fais 100 calories aussi." Une façon de remettre les chiffres en perspective et de souligner que, dans une logique minceur, la notion de portion est souvent négligée par les consommateurs.
Au-delà des calories, c'est la composition globale qui pose problème selon lui. Jean-Michel Cohen évoque des ingrédients de mauvaise qualité, y compris dans des produits affichant un label biologique. Il remet en question l'idée que le bio serait automatiquement synonyme de bon choix nutritionnel, rappelant que la transformation industrielle peut altérer l'intérêt d'un produit, quelle que soit son origine. Il ajoute : "Ces produits ouvrent l'appétit et apportent donc très peu de protéines. Dans 20 grammes d'un produit, vous ne pouvez pas avoir 20 grammes de protéines. Le maximum que vous allez avoir c'est 3 grammes de protéines." Une précision qui vise à corriger une promesse mise en avant sur les emballages. On parle ici des barres dites protéinées.
Derrière l'image de snack sain et contrôlé, il voit surtout un produit mal conçu, peu utile, parfois contre-productif et surtout "très agaçant". Pour lui, les protéines mises en avant peuvent être facilement trouvées ailleurs, dans des aliments moins transformés et plus rassasiants. À retenir.