Bob Sinclar : "Le sida a disparu de l'actualité"

Parrain de l'opération "Coiffeurs contre le sida" en partenariat avec la Fondation L'Oréal, Bob Sinclar s'est livré sur son engagement dans la lutte contre la maladie.

Bob Sinclar : "Le sida a disparu de l'actualité"
© GSI / ABACAPRESS

Pourquoi cette cause vous tient-elle à cœur ? Et comment se traduit votre engagement au quotidien ?
Bob Sinclar : Je trouve que c'est très important de s'engager pour des causes. Je m'investis déjà beaucoup pour l'amfAR, je fais aussi la journée des enfants à Roland Garros. Je ne peux pas tout faire évidemment. Surtout que les gens pensent souvent que je profite de ces événements pour faire ma promo. C'est pour ça que je n'aime pas trop en parler. Dans le cadre de cette opération "Coiffeur contre le Sida", c'est assez naturel de faire partie de l'engagement car je connais bien Jérôme (Guézou ndlr) et surtout parce que je suis ambassadeur français pour L'Oréal. On travaille déjà ensemble pour Paris By Night, donc c'est un travail d'amitié qu'on met en œuvre pour parrainer cette journée mondiale de lutte contre le sida

Pensez-vous qu'il y a un manque de communication autour de la maladie ?

Bob Sinclar : Pour moi, le sida a disparu de l'actualité. On parle beaucoup d'ébola. Certes, c'est important. Mais aujourd'hui, il me semble que cette maladie fait beaucoup moins de victimes que le sida. Il faut en parler c'est évident. Ne serait-ce pour que les populations soient au courant des risques autour du virus ébola. Mais j'ai le sentiment que le sida est passé de mode. Visiblement, ça ne fait pas vendre de papier. Du coup, à notre échelle, on essaie de sensibiliser les jeunes dans les soirées. En particuliers lors de "Paris by Night" pour distribuer ce petit préservatif qui sert à la fois de flyer, mais qui signifie aussi et surtout "Protégez-vous !". Dans le milieu de la nuit, l'adage "Sex, drug and rock'n'roll" est plus que vrai. Alors, si je peux me servir de ma notoriété pour sensibiliser les gens au VIH mais aussi plus globalement aux MST, je remplis ma mission. 

Selon vous, les jeunes sont-ils assez sensibilisés à la maladie ?

Bob Sinclar : Je pense qu'il ne faut pas diaboliser le préservatif. Aujourd'hui, beaucoup pensent qu'il ne protège seulement contre le sida. Mais ce petit bout de caoutchouc permet aussi de ne pas attraper de MST et tout simplement de ne pas tomber enceinte. Alors si je peux me permettre. Il faut le mettre. Un point c'est tout ! 

Le préservatif devrait-il être gratuit ? Ou en tout cas, moins cher ?

Bob Sinclar : Déjà, le préservatif n'est pas accessible à tous. Il faut être réaliste. Les deux grandes marques de préservatifs sont quand même hors de prix. Après, ça ne peut pas non plus être gratuit. Il faut que ces entreprises vivent. Mais quand tu veux de la qualité, ça coûte cher. Donc pour des jeunes, ça peut devenir très compliqué.
Au-delà de ça, pour être en contact avec des jeunes de 16, 17, 18 ans, le préservatif est quelque chose qui leur est complètement étranger. Ils pensent que ça n'arrivent qu'aux autres. Il faut comprendre qu'un virus ne choisit pas en fonction de la couleur de peau, du sexe, de l'âge ou de l'orientation sexuelle. Un virus reste un virus. 

Qu'aimeriez-vous dire aux gens qui ne se protègent pas ?

Bob Sinclar : Je ne veux pas jouer au moralisateur. Tout ce que je peux dire c'est que le préservatif ne protège pas seulement contre une maladie mortelle. Il est aussi un contraceptif. Et surtout, il ne faut pas être égoïste et penser à son seul plaisir. Il faut penser aux autres. Alors, mettez des préservatifs !

Plus d'informations sur la maladie sur le site AIDES

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Pourquoi cette cause vous tient-elle à cœur ? Et comment se traduit votre engagement au quotidien ? Bob Sinclar : Je trouve que c'est très important de s'engager pour des causes. Je m'investis déjà beaucoup pour l'amfAR, je fais...