Si vous voyez ces signes, faites demi-tour : ce qui doit vous alerter avant de choisir un salon de manucure
Lorsque vous vous rendez dans un nouveau salon de manucure, voici quelques signaux qui doivent alerter. Si vous apercevez l'un d'entre eux, faites demi-tour.
C’est le rendez-vous bien-être que l'on attend toutes avec impatience pour s'offrir une parenthèse de détente et une mise en beauté impeccable jusqu'au bout des doigts. Pourtant, choisir un nouveau salon de manucure n’est pas toujours aisé. Entre le prix, l’expertise, la réputation, les designs qui y sont réalisés… Difficile de savoir quoi prioriser. Dans la quête du lieu idéal, il ne faut surtout pas se tromper au risque d’en faire payer le prix fort à nos ongles. Si une manucure réussie peaufine un look, certaines pratiques, devenues monnaie courante dans de nombreux établissements, constituent en réalité de véritables signaux d'alarme. Des habitudes d'hygiène négligées aux gestes techniques douteux, certains détails ne trompent pas et pourraient transformer votre moment de plaisir en un véritable cauchemar dermatologique. Avant de confier vos mains à n'importe quelle prothésiste, apprenez à repérer ces indices subtils mais cruciaux qui doivent impérativement vous pousser à passer la porte pour ne plus jamais revenir.
Le premier signe qui doit alerter ? L’hygiène. Cela va sans dire, mais la propreté du salon est très importante. "Il faut que la praticienne utilise des instruments stérilisés. On ne se rend pas compte, mais on ne va pas juste faire du mal à l’ongle. Ca peut être très grave, on peut attraper une mycose et dans le pire des cas une hépatite", explique Julia Melkonova, fondatrice du salon Ginger 9 à Paris. Pour s’assurer que le salon respecte les normes d’hygiène, voici un indice important d’après la professionnelle : "Si la technicienne arrive avec un sac fermé, comme à l'hôpital, contenant tous les instruments, et qu'elle l'ouvre devant la cliente." L’autre élément à regarder : du côté de la pédicure, on vérifie qu’il y a des protections à usage unique sur les sièges mais aussi sur la petite baignoire pour les pieds.
L’autre point à surveiller ? Le temps accordé à la prestation. D’après Julia Melkonova, il faut au minimum une heure vingt pour faire une belle manucure. Un point révélateur : la technicienne prend son temps sur la dépose et ne lime pas la surface de l’ongle jusqu’à ce qu’elle devienne rouge. "C’est un travail très minutieux, vraiment comme si l’on faisait des bijoux", martèle la propriétaire de Ginger 9. En plus de prendre son temps, la prothésiste doit être de bon conseil. Par exemple, si votre ongle est trop abîmé celle-ci doit être en mesure de refuser la pose de vernis semi-permanent et de proposer une alternative. "On fait la manucure et le soin, les mains sont propres et soignées mais on ne met pas de vernis car cela risque de fragiliser l’ongle encore plus", continue l’experte.
Le troisième "red flag" qui doit vous alerter ? Le prix ! Julia Melkonova est formelle : si le coût est trop bas, la qualité n’est certainement pas au rendez-vous. "Ca veut dire que quelque chose ne va pas. Par exemple, le salon ne paie pas ses impôts, utilise des matériaux cheap et toxiques, ou la technicienne n’est pas assez formée", lance la professionnelle. Elle ajoute qu’une prothésiste ongulaire expérimentée et compétente va demander un salaire conséquent. "Le service client aussi, proposer du thé ou du café, s’occuper de la propreté des lieux… Tout cela rentre dans le prix. S’il est trop bas ça veut dire que quelque chose ne va pas." En gros, si c’est trop beau pour être vrai, c’est sans doute le cas. "Ca ne sert à rien d'aller là où c'est moins cher si on se ruine la santé des ongles." Maintenant, vous connaissez les signaux.