Le docteur Jean-Michel Cohen tranche et révèle le jeûne intermittent qui surpasse tous les autres pour maigrir

Le célèbre nutritionniste est formel : une méthode donne de bien meilleurs résultats que les autres.

Le docteur Jean-Michel Cohen tranche et révèle le jeûne intermittent qui surpasse tous les autres pour maigrir
© Vim/ABACA

Le jeûne intermittent continue de séduire celles et ceux qui veulent perdre du poids sans compter chaque calorie. La promesse est simple sur le papier : jouer sur les horaires plutôt que sur la restriction permanente. Mais derrière cette idée, plusieurs formats coexistent et ils ne produisent pas les mêmes effets. Jean-Michel Cohen a récemment fait le point en distinguant clairement trois options.

Dans une vidéo Instagram, il explique : "Il y a trois types de jeûnes : le jeûne de 16h, le jeûne de 20h et le jeûne de 24h." Ces durées correspondent à des périodes pendant lesquelles aucun apport calorique n'est autorisé. Le principe reste le même : alterner des phases d'alimentation et des phases sans manger afin d'inciter l'organisme à aller puiser dans ses réserves. Beaucoup pensent spontanément que plus la période de jeûne est longue, plus la perte de poids sera importante. Or, selon le nutritionniste, les observations ne vont pas dans ce sens.

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©  nenetus / 123RF

Il affirme en effet : "En fait, expérimentalement, celui qui marche le mieux, c'est le jeûne de 16h. Je vous parle sur le plan physico-chimique. Ça veut dire qu'on a constaté que le jeûne de 16h mobilisait plus les graisses, oui oui c'est surprenant qu'un jeûne de 20h ou qu'un jeûne de 24h." En effet, après plusieurs heures sans manger, le corps commence à utiliser davantage les graisses comme source d'énergie. Mais, ce qu'il faut retenir, c'est que le fait de prolonger la privation ne signifie pas forcément optimiser le processus. 

Concrètement, au bout d'une douzaine d'heures sans apport calorique, l'organisme bascule progressivement vers une utilisation plus marquée des graisses. La fenêtre de 16 heures permet d'atteindre ce moment charnière et de le maintenir suffisamment longtemps pour que la mobilisation des graisses, soit réellement active. Avec des durées plus longues, le corps va légèrement ralentir ses dépenses énergétiques et augmenter la faim au repas suivant, compliquant la régulation globale des apports.

À l'inverse, un jeûne plus court ne laisse pas toujours le temps d'entrer pleinement dans cette phase d'utilisation accrue des lipides. Le format 16/8 crée donc une zone intermédiaire où l'on stimule efficacement la combustion des graisses tout en conservant une organisation alimentaire compatible avec la vie quotidienne, favorisant la régularité et, au final, les résultats sur la balance.

Toutefois, Jean-Michel Cohen met en garde contre une erreur fréquente : "Le jeûne de 16h se pratique à condition d'avoir une alimentation contrôlée pendant les 8h autorisées à manger, si vous voulez maigrir. Si vous ne faites pas ça, vous n'aurez aucun résultat." Le créneau autorisé ne doit donc pas devenir un moment de compensation. La qualité et la quantité des aliments restent déterminantes pour créer un déficit énergétique.