"C'est profondément dévastateur": ce qui se passe à la ménopause change les cheveux plus qu'on ne le pense

La ménopause rime souvent avec chute de cheveux et masse capillaire moins épaisse.

"C'est profondément dévastateur": ce qui se passe à la ménopause change les cheveux plus qu'on ne le pense
© Image d'illustration / reve.art / JDF

La ménopause est accompagnée de son lot de désagréments. Parmi eux, une chute plus importante de cheveux. Si l'on a longtemps pensé que la perte de densité était une fatalité réservée aux hommes, la réalité est tout autre et touche environ 40 % des femmes avec le temps qui passe. "Pour les femmes, des changements progressifs comme un élargissement de la raie ou une perte de densité peuvent être profondément dévastateurs. Ce n'est pas un problème rare : c'est une condition médicale courante qui mérite une prise en charge éclairée et pleine de compassion", explique le Dr Ophelia Veraitch, dermatologue, au média britannique The Mirror.

Mais alors, qu'est-ce qui se joue réellement au niveau de notre cuir chevelu passé un certain cap ? Si vous avez remarqué que votre queue-de-cheval s'affine ou que vos cheveux deviennent plus fragiles, sachez que ce phénomène, loin d'être un simple signe de l'âge, cache des mécanismes biologiques bien précis que les experts commencent enfin à décrypter pour nous aider à retrouver une crinière de rêve. La première raison est évidemment hormonale. Les ovaires produisent moins d’œstrogènes, ce qui réduit la phase de croissance des cheveux appelée phase anagène. La densité de notre crinière change alors, mais "la plupart des femmes ne le réalisent pas avant d’avoir perdu au moins 50 % de leur masse capillaire", assure Mark Blake, trichologiste, toujours au journal anglais. La deuxième raison ? L’alopécie androgénétique. Dans ce cas-là, les hormones et une condition génétique provoquent un rétrécissement des follicules pileux, produisant des cheveux de plus en plus fins jusqu’à ce qu’ils ne poussent plus du tout.

Le stress, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation ou des maladies récentes perturbent le cycle naturel du cheveu. Les experts rappellent que l'état de nos cheveux aujourd'hui reflète notre santé d'il y a 6 à 12 mois. Evidemment les lignes précédentes peuvent faire peur. Mais la perte de cheveux liée à l’âge n’est pas une fatalité. En identifiant la cause (hormonale, génétique, nutritionnelle, stress…), il est possible de trouver un traitement adapté. L'important ? Agir dès les premiers signes afin de ralentir ce phénomène.

Des soins sans ordonnance peuvent également donner un petit coup de pouce : des produits pour le cuir chevelu, qui vont booster et renforcer la fibre, des compléments alimentaires, ou encore les masques LED pour le crâne. Ces derniers vont stimuler les follicules pileux, agir sur l’épaisseur des cheveux, mais aussi stimuler la circulation sanguine. A la clé ? Une crinière plus épaisse, et plus forte. Il faut en revanche s’armer de patience puisqu’avec les traitements, qu’ils soient médicaux ou non, les résultats seront visibles entre trois et six mois.