Teint terne, perte de fermeté : les produits anti-âge misent tout sur cette nouvelle molécule naturelle qui répare la peau

Dites adieu au rétinol, cette molécule que l'on voit de plus en plus dans nos cosmétiques pourrait bien être notre nouvelle fontaine de jouvence.

Teint terne, perte de fermeté : les produits anti-âge misent tout sur cette nouvelle molécule naturelle qui répare la peau
© Image d'illustration / reve.art / JDF

Ce n'est ni un nouveau sérum à la mode, ni une technique de chirurgie esthétique. Pourtant, cette pépite biologique est sur toutes les lèvres des spécialistes de la longévité. Capable de "recharger" nos cellules comme une batterie, cette molécule mystère redéfinit les standards de l'anti-âge. Décryptage d'une révolution invisible qui pourrait bien envoyer le rétinol au placard.

Si vous êtes fan de beauté, vous la connaissez déjà. Bien qu’elle n’en soit qu’à ses balbutiements, cette molécule commence à se faire une place de choix dans les formules des cosmétiques. Il y a quelques mois, on en parlait simplement pour sa variante sous forme de compléments alimentaires ou, si vous regardez ce que font les stars hollywoodiennes, pour sa version injectable afin d’éviter la déshydratation les lendemains de fêtes. Mais c’est désormais dans nos crèmes et nos sérums qu’on retrouve le NAD+, ou nicotinamide adénine dinucléotide. Quésaco ? Il s’agit d’une coenzyme naturellement présente dans nos cellules, jouant un rôle central pour notre bien-être : la production d’énergie cellulaire et la réparation de l’ADN. Grossièrement expliqué : Imaginez que vos cellules sont des usines. Le NAD+ est le transporteur d'électrons essentiel pour transformer les nutriments en énergie. Sans lui, la cellule "tourne au ralenti", ce qui se traduit par un vieillissement prématuré. Mais ce n’est pas tout : le NAD+ active une enzyme appelée sirtuines. Les sirtuines réparent l'ADN endommagé par les UV ou la pollution et régulent le stress cellulaire. Enfin, il assure la communication entre les cellules. Avec l'âge, elle se brouille ; le NAD+ rétablit la connexion pour une cellule plus performante. Mais voilà : avec l’âge, les niveaux de cette molécule diminuent progressivement dans l’organisme. À 50 ans, nous ne possédons plus que la moitié du capital que nous avions à 20 ans, ce qui explique pourquoi la peau perd sa capacité à se "réparer toute seule" durant la nuit.

© Paula's Choice

Ainsi, depuis plusieurs quelques temps, les chercheurs et scientifiques s’intéressent au NAD+ d’un point de vue cosmétique. La preuve en est : de nombreuses marques sortent des produits en contenant dans la formule. La marque américaine Paula’s Choice a part exemple lancé son sérum longévité, tandis que Dermalogica a sorti un sérum sculptant pour le corps dont l’ingrédient clé n’est autre que cette fameuse coenzyme. A la clé ? Une amélioration de la fermeté et de l’élasticité de la peau, un teint éclatant, et un meilleur fonctionnement des cellules de la peau qui vont alors mieux se régénérer durant la nuit. Véritable chef d’orchestre de nos cellules, le NAD+ redéfinit les règles du jeu. C

ette nouvelle ère de la cosmétique privilégie désormais la prévention et la connections à notre biologie plutôt que la correction. Gardez l’œil ouvert dans les rayons beauté : vous n’avez pas fini d’en entendre parler !