+32% sur le Chanel N°5 : face à la flambée des prix, voici le choix des Françaises pour continuer à porter un parfum de luxe

Les sacs iconiques s'éloignent, les parfums flambent. Pourtant, une nouvelle habitude permet de garder son sillage préféré sans faire exploser son budget.

+32% sur le Chanel N°5 : face à la flambée des prix, voici le choix des Françaises pour continuer à porter un parfum de luxe
© Illustration Journal des Femmes avec Reve art

Longtemps, le sac de créateur a été le graal mode. Aujourd'hui, ses prix à quatre chiffres le rendent inaccessible à beaucoup. Alors pour continuer à s'approprier un peu de l'aura des grandes maisons, on se tourne vers un autre emblème : le parfum. Porter Chanel N°5, Miss Dior ou La Vie Est Belle, c'est s'offrir une part de rêve, un luxe intime mais immédiatement reconnaissable. Quelques gouttes suffisent à signer une allure. Le parfum est devenu le nouveau "it-bag" : moins visible qu'un sac, mais tout aussi statutaire. Un refuge émotionnel aussi, dans lequel on projette son style, ses souvenirs, sa féminité.

Problème : lui aussi a vu ses prix s'envoler. En six ans, certaines références iconiques ont augmenté de façon spectaculaire : +32% pour le Chanel N°5, +29% pour Miss Dior, environ +20% pour La Vie Est Belle, selon des chiffres relayés par BFMTV. Désormais, dépasser les 150 euros pour un flacon n'a plus rien d'exceptionnel. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée. À Grasse, les récoltes de fleurs sont fragilisées par le réchauffement climatique, ce qui renchérit les matières premières. Les nouvelles réglementations européennes sur les allergènes obligent également les marques à reformuler certains jus, avec des coûts supplémentaires. Enfin, les maisons assument une stratégie de premiumisation : comme la maroquinerie, le parfum devient un produit de luxe à part entière.

Pour autant, difficile de résister. Près de 80% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher pour une fragrance dont ils tombent amoureux, d'après des données sectorielles citées par Capital. Le marché reste d'ailleurs très dynamique : selon la société d'études Circana, les ventes de parfums en valeur continuent de progresser malgré la hausse des prix, preuve que le parfum demeure un achat plaisir prioritaire. Parce qu'un parfum ne s'achète pas seulement pour sentir bon. Il rassure, il réconforte, il donne confiance. Dans un quotidien parfois morose, il représente ce petit supplément d'âme que l'on s'accorde, même quand le budget se resserre.

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© Illustration Journal des Femmes avec Reve art

Alors comment continuer à porter son sillage fétiche sans culpabiliser au moment de passer en caisse ? La réponse est simple : changer de format. Plutôt que d'opter systématiquement pour le 100 ml, de plus en plus de Françaises choisissent les flacons 30 ml, 50 ml ou les formats voyage. Selon Circana, ces petits formats affichent une croissance jusqu'à cinq fois supérieure à celle des grands contenants. Plus accessibles à l'achat, plus faciles à glisser dans un sac, ils permettent de rester fidèle à sa signature olfactive sans débourser une somme trop importante d'un coup.

Le parfum est peut-être le nouveau sac de luxe. Mais à l'heure de l'inflation, il se choisit en version mini : un réflexe chic et pragmatique, parfaitement dans l'air du temps.