Prix flous, promesse écologique : 60 Millions de Consommateurs avertit sur ce que cachent vraiment les cosmétiques rechargeables
Sous la douche, sur nos étagères beauté, dans nos crèmes anti-âge... Les cosmétiques rechargeables font désormais partie de notre quotidien. Mais derrière ces avancées écologiques, un revers de la médaille pas toujours brillant.
C’est le nouveau réflexe qui a envahi les salles de bains pour conjuguer beauté et protection de la planète : la recharge. Plus légère, moins chère et surtout moins riche en plastique, elle semble avoir tout bon sur le papier. Pourtant, derrière cette promesse de consommation responsable se cache une réalité moins reluisante. Selon un article de l'association 60 Millions de Consommateurs, ce geste pourrait non seulement peser plus lourd que prévu sur votre budget, mais aussi mettre en péril l’hygiène de vos produits préférés. Entre difficulté à recycler et prix au litre parfois trompeurs, la face cachée des éco-recharges pourrait vous faire changer d'avis lors de votre prochain passage en rayon. On fait le point sur ce qu'il faut absolument savoir avant de remplir votre flacon.
S'il ne faut absolument pas le nier : les recharges peuvent être avantageuses économiquement parlant, le média pointe d’abord du doigt un manque de choix flagrant suivant les marques et les gammes. Son exemple ? Sur ses 12 parfums de gels douche, Le Petit Marseillais n’en propose que cinq à la recharge. Bon, jusque-là même si ce point peut être embêtant, il n’est pas nécessairement dramatique. En revanche, là où les recharges s’avèrent plus trompeuses c’est sur la contenance. Pour illustrer son propos, 60 Millions de Consommateurs se sert de l’exemple d’une eau de parfum de grande griffe où la recharge est de 150 ml. Seulement voilà : seul le flacon original de 100 ml peut être rempli plusieurs fois. "Presque toutes les marques, dans les parfumeries comme au supermarché, proposent des recharges de plus grande contenance que le produit en rayon", assure le magazine. L’autre couac : d'après l’enquête, la plupart des recharges de parfums se commandent uniquement en ligne. Un point qui peut se révéler important notamment pour les foyers n’ayant pas accès à Internet.
Autre point problématique : l’écologie. En effet si, sur le papier, les recharges sont plus écolos, cet argument reste tout de même à nuancer. Sur les emballages, plusieurs chiffres sont avancés : "80 % de plastique en moins", par exemple. Selon 60 Millions de Consommateurs, ces calculs sont effectués par le fabricant lui-même. "La plupart des poches souples sont composées de plusieurs matériaux (bouchon, poche multicouche…), ce qui rend leur recyclage complexe, voire impossible", écrit même le média.
Si la plupart de ces formats sont en effet moins coûteux, certaines marques les vendent plus chers notamment lorsque le calcul est fait au kilo. Dans ces cas-là, les différences de prix vont de quelques centimes à plusieurs euros. Reste enfin la question de l’hygiène. Recharger un flacon sans l’avoir soigneusement lavé et séché peut favoriser le développement de micro-organismes, surtout dans une salle de bain humide. Les formules contiennent des conservateurs, mais mélanger un ancien fond de produit avec une nouvelle recharge ou remplir un contenant encore mouillé peut altérer la qualité du cosmétique.