Voici ce qui se passe sur votre visage quand vous buvez de l'alcool selon un dermatologue
Teint terne ou rougeurs ? L'alcool a un impact parfois insoupçonné sur notre peau. Découvrez comment ce plaisir festif marque votre visage et les astuces pro pour le sauver.
Un verre de vin après le travail, un cocktail entre amis, une coupe de champagne pour célébrer… l'alcool s'invite souvent dans nos moments de détente. Mais au-delà de ses effets bien connus sur l'organisme, il interagit aussi avec un organe que l'on observe de très près chaque jour : la peau. Teint, texture, éclat… ce que vous consommez peut parfois se lire à la surface, sans que l'on s'en rende vraiment compte. Et si l'alcool faisait partie de ces habitudes anodines qui méritent d'être regardées d'un peu plus près ?
Tout d'abord, il est important de distinguer les effets à court terme, et ceux sur la longueur. Lorsqu'on consomme de l'alcool, la peau est l'un des premiers organes à réagir. On peut rapidement observer des rougeurs au niveau du visage, dues à la dilatation des vaisseaux sanguins. Par ailleurs, l'alcool favorise aussi la perte d'eau dans l'organisme, ce qui se reflète sur l'épiderme. La peau paraît moins souple, moins lumineuse, parfois plus inconfortable. À court terme, le teint peut sembler plus terne et les traits moins reposés, comme si la peau avait du mal à retrouver son équilibre naturel. Une fois métabolisé, l'alcool génère des radicaux libres et de l'inflammation, ce qui peut aggraver des problèmes cutanés tels que l'acné et la rosacée. "Chez les personnes à la peau réactive, même de petites quantités peuvent suffire à provoquer des symptômes", explique le Dr Derrick Phillips, dermatologue, à la version britannique du média Marie Claire.
Au-delà de son action immédiate, l'alcool influence la peau de manière plus discrète, à travers son impact sur le sommeil, l'alimentation et l'équilibre interne du corps. Une nuit écourtée ou moins réparatrice se traduit souvent par un teint plus terne et des cernes plus marqués. De même, l'alcool peut perturber certains mécanismes naturels de réparation de la peau, essentiels pour maintenir son éclat et sa texture au fil du temps. Sans être visible instantanément, cette influence progressive peut finir par se lire sur la peau, surtout lorsque la consommation devient régulière.
Sur le long terme, les effets sont un peu plus dévastateurs. En effet, consommer trop d'alcool, trop souvent, provoque un vieillissement accéléré. Tous les mécanismes cités plus haut endommagent la production de collagène et d'élastine. "Les boissons riches en sucre favorisent la glycation, un phénomène qui rigidifie le collagène et accélère le vieillissement", continue l'expert. Mais ce n'est pas tout, d'après le professionnel, la boisson fragilise la barrière cutanée, ce qui permet alors à l'hydratation de s'échapper plus facilement. Résultat ? Un grain de peau irrégulier.
Enfin, toutes les boissons alcoolisées n'ont pas le même impact : celles riches en sucre, comme certains cocktails ou vins, ont tendance à accentuer les effets indésirables. Les spiritueux se révèlent un peu moins agressifs, sans pour autant être inoffensifs. Pour réduire les dommages, le Dr Phillips conseille d'alterner chaque verre d'alcool avec de l'eau afin de maintenir une bonne hydratation. "De retour chez vous, appliquez un sérum hydratant puis une crème riche en céramides : cela peut aider à limiter la perte d'eau pendant la nuit", précise-t-il. En définitive, la meilleure des solutions reste encore la modération.