16 000 € de facture pour un simple appel : cette option à cocher sur votre mobile avant de partir à l'étranger
Avant de partir en vacances cet été, il est conseillé de désactiver un paramètre spécifique sur son smartphone, au risque de recevoir une facture salée au retour. Et non, cela ne concerne ni le Wi-Fi ni les données à l'étranger.
Les vacances approchent et, avec elles, le retour d'un sujet dont les opérateurs télécoms entendent parler chaque année : les factures téléphoniques qui explosent après un séjour à l'étranger. Beaucoup pensent qu'il suffit de couper les données mobiles ou de privilégier le Wi-Fi pour éviter tout risque. Dans la majorité des cas, cela limite effectivement les dépenses. Mais certaines situations restent plus piégeuses qu'on ne l'imagine et peuvent coûter très cher.
Récemment, une retraitée allemande de 75 ans a découvert après un voyage une facture de plus de 16 600 euros. Lors d'un circuit touristique comprenant une excursion de trois jours en Turquie, elle avait passé seulement quelques appels téléphoniques pour joindre son mari resté en Allemagne. Selon le quotidien allemand Bild, le montant de ces communications représentait moins de 40 euros. Pourtant, son opérateur a constaté dans le même temps une consommation massive de données mobiles. Au final, près de 100 Go de données auraient été consommés en trois jours, selon les informations communiquées par l'opérateur O2 Telefónica.
Alors, comment expliquer cette importante consommation de données ? Depuis 2017, les frais d'itinérance ont disparu dans l'Union européenne. Comme le rappelle le ministère de l'Économie, les appels, SMS et données mobiles sont généralement facturés dans les mêmes conditions qu'en France lorsque l'on voyage dans un autre pays membre de l'UE. Résultat : de nombreux utilisateurs ont pris l'habitude de partir sans vérifier les détails de leur forfait. Cependant, cette protection s'arrête aux frontières des pays concernés. La Turquie, par exemple, n'est pas incluse dans les offres européennes classiques. La Suisse est également un cas particulier chez plusieurs opérateurs français. Même constat pour certaines destinations des Balkans, d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient.
Dans ce contexte, il est donc primordial de se rendre dans les paramètres de son smartphone avant chaque départ à l'étranger et de désactiver l'option "Données en itinérance" ou "Roaming des données". Sur iPhone, cette option se trouve dans "Réglages", puis "Données cellulaires", puis "Options", tandis que sur Android, elle est accessible dans "Paramètres", puis "Réseau et Internet", puis "Réseaux mobiles". Il ne faut pas non plus la confondre avec la désactivation des données mobiles : cette dernière coupe totalement l'accès à Internet via le réseau mobile, tandis que l'option d'itinérance empêche uniquement l'utilisation des données à l'étranger. Si elle reste activée dans un pays non couvert par le forfait, le téléphone peut continuer à utiliser le réseau mobile local et générer des frais parfois très élevés, même sans utiliser excessivement son téléphone.
En effet, aujourd'hui, un smartphone échange en permanence des données. Il peut télécharger des mises à jour, sauvegarder automatiquement des photos, synchroniser des fichiers ou actualiser des applications sans intervention de son utilisateur. Hors des zones incluses dans le forfait, ces échanges peuvent rapidement devenir très coûteux.
À noter que les opérateurs ont mis en place plusieurs garde-fous pour limiter les mauvaises surprises. Des SMS d'alerte sont généralement envoyés lorsqu'un certain seuil de dépenses est atteint. Selon les règles européennes, des mécanismes de protection existent également pour encadrer les usages de données à l'étranger. Mais ces sécurités peuvent parfois être désactivées par le client, sans le savoir. Pour partir l'esprit tranquille, il vaut mieux désactiver les données en itinérance avant même le décollage. En effet, lorsque le téléphone se reconnecte à un réseau étranger à l'atterrissage, il peut immédiatement synchroniser des e-mails, télécharger des photos ou lancer diverses mises à jour en arrière-plan. Certains voyageurs préfèrent même activer le mode avion pendant le trajet, puis utiliser uniquement le Wi-Fi une fois arrivés à l'hôtel.