Service national universel (SNU) : 2e séjour de cohésion

Le deuxième séjour de cohésion du SNU pour l'année 2022 se déroule du dimanche 12 juin au vendredi 24 juin. 115 centres répartis dans l'ensemble du pays vont accueillir 17 000 jeunes volontaires.

Service national universel (SNU) : 2e séjour de cohésion
© Dolgachov-123RF

Séjour de cohésion : quelles sont les dates ?

[Mise à jour du 10 juin 2022]. Ce 12 juin a lieu le deuxième séjour de cohésion de l'année. Il se terminera le 24 juin 2022 et rassemblera 17 000 jeunes volontaires dans 117 centres situés aussi bien en zone urbaine que péri-urbaine ou rurale. Le prochain séjour de cohésion aura lieu en juillet. Les jeunes qui sont intéressés peuvent s'inscrire sur le site du SNU . Une Foire Aux Questions (FAQ) a été mise en ligne afin de répondre à toutes leurs interrogations 

Qu'est-ce que le Service national universel, est-ce obligatoire ?

Le SNU prend la forme d'un service civique d'un mois obligatoire entre 15 et 17 ans et d'un engagement plus long, sur la base du volontariat entre 16 et 25 ans. 

Séjour de cohésion : comment ça se passe ?

Au programme : activités physiques, sportives et de cohésion, autonomie, connaissance des services publics et accès aux droits, citoyenneté et institutions nationales et européennes, culture et patrimoine, découverte de l'engagement, défense, sécurité et résilience nationales et développement durable et transition écologique. Les centres d'hébergement SNU peuvent accueillir chacun environ 200 volontaires et une trentaine de cadres et de tuteurs. Quant aux maisonnées, des unités de vie courante non mixtes, elles accueillent 10 à 15 volontaires ce qui leur permet de recevoir des volontaires en situation de handicap et/ou ayant un besoin particulier. Au sein de chaque maisonnée, un tuteur est chargé de la cohésion collective, du suivi des activités quotidiennes et de l'animation des " conseils de maisonnées " quotidiens. En moyenne, un adulte encadre 8 jeunes lors des séjours de cohésion. Les douze jours du séjour de cohésion sont marqués par l'importance des rituels républicains et des cérémonies d'ouverture et de clôture sont organisées au début et à la fin de chaque séjour. 

Quelle est la durée du Service national universel ?

Jusqu'à présent, la mission de service civique devait avoir lieu durant au moins 24h par semaine ce qui était difficilement conciliable avec des études supérieures. Désormais, elle sera "calculée en moyenne sur l'ensemble des mois de mission effectués (ce qui) permettra une modulation des heures réalisées par semaine, en fonction de l'emploi du temps du jeune volontaire".

Service national universel : quelle rémunération ?

La majoration de l'indemnité de Service Civique de 108 euros, initialement prévue pour les boursiers des échelons 5, 6 ou 7, sera élargie à l'ensemble des boursiers. Cette somme s'ajoute aux 580 euros mensuels perçus par les volontaires.

Service national obligatoire : qui est concerné ?

Le SNU est en partie obligatoire. Il comprend deux phases :

► La première phase d'une durée d'un mois est obligatoire pour tous les jeunes à partir de 15 ans. Elle comprend un "temps de cohésion" : c'est-à-dire "15 jours en hébergement, centrés sur les valeurs, les savoir-faire et savoir-être".  Pour la première fois, le SNU propose cette année trois séjours de cohésion aux 15-17 ans qui sont particulièrement indiqués pour les lycéens en classe de 2de qui n'est pas une classe d'examen. Cette année, le deuxième séjour de cohésion a lieu du 12 au 24 juin et concerne 17000 jeunes accueillis dans 30 départements. Un autre séjour cohésion aura lieu en juillet dans les mêmes centres et avec les mêmes équipes d'encadrement dans la mesure du possible. En raison du calendrier scolaire en février, aucun séjour de cohésion ne sera proposé pour La Réunion, Mayotte, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Saint-Barthélemy, Saint- Martin, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et- Miquelon. Néanmoins, les jeunes volontaires de ces départements et territoires ultramarins pourront s'inscrire aux sessions de juin et de juillet. Concernant les volontaires de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique, seul un centre, situé en Guadeloupe et commun aux trois départements, sera proposé. Des jeunes volontaires seront invités à défiler, le 14 juillet place de la Concorde, pour prendre part à la " chorale de l'engagement ".

► Ensuite, les jeunes doivent réaliser, dans l'année qui suit, leur mission d'intérêt général (MIG) d'une durée de 12 jours ou de 84 heures auprès d'associations, de collectivités territoriales, d'institutions ou d'organismes publics, ou encore auprès de corps en uniforme. Elle doit s'inscrire dans l'une des 9 thématiques suivantes : citoyenneté, culture, défense et mémoire, éducation, environnement et développement durable, santé, sécurité, solidarité et sport.

► La seconde phase, d'une durée de 3 à 12 mois, peut être suivie sur la base du volontariat. Elle est liée à la culture, la solidarité, la citoyenneté, l'éducation, la santé, le sport, l'action internationale, la défense, la sécurité, etc.. Un engagement qui donne lieu à des contreparties financières pour le jeune : facilités d'accès au permis, crédits universitaires, éventuelle indemnisation….

Service national obligatoire : à quel âge faut-il le faire ?

La première phase a lieu entre 15 et 17 ans, après la classe de troisième (juste après le brevet) ou à la fin de la classe de seconde voire exceptionnellement cette année la classe de 1ère. La seconde phase, non obligatoire, peut se faire entre 16 et 25 ans. Le SNU est l'occasion de vérifier l'état de santé des jeunes, de dépister des éventuels problèmes d'illettrisme, de réaliser un bilan de compétences simplifié et des entretiens individuels sur de potentielles difficultés sociales ou familiales. Tout cela permet de disposer d'une vision globale sur une classe d'âge. Mais concrètement, qu'apprennent les jeunes ?

Première phase Deuxième phase (en fonction du service choisi)
A réaliser les gestes de premiers secours A être impliqué dans l'armée, la police, la gendarmerie, les pompiers ou la sécurité civile
A s'orienter avec une boussole A s'engager dans l'accompagnement des personnes
A rendre compte d'une situation de danger par radio A s'engager dans la préservation du patrimoine
A découvrir les différentes formes d'engagement A s'engager dans la protection de l'environnement
A participer à un projet collectif en lien avec des associations ou des collectivités A s'engager dans le tutorat scolaire

En quoi consistent les missions d'intérêt général ?

Rappelons qu'une expérimentation a été lancée en juin 2019 pour 2000 jeunes âgés de 15 à 16 ans et été étendu en 2020 à 40 000 jeunes. Certains jeunes volontaires, en mission d'intérêt général auprès de la Croix-Rouge ont pu effectuer une mission pour l'aide alimentaire et vestimentaire"à travers des activités de collecte, tri, aide à la gestion de la vestiboutique, participation aux déstockages et aux braderies, accueil du public", précise le ministère. "À l'issue de sa mission d'intérêt général, s'il le souhaite, chaque volontaire peut choisir de s'engager jusqu'à ses 25 ans pour participer à l'édification d'une nation plus solidaire tout en développant des compétences qui lui sont propres. De 3 mois (minimum) à un an, cet engagement peut concerner la défense et la sécurité, l'accompagnement des personnes, la préservation du patrimoine, l'environnement,… (service civique, sapeur-pompier volontaire, réserviste, etc.)", précise le gouvernement. 

Pourquoi le Service National Universel est-il mis en place ?

"La jeunesse manque d'un moment de mixité, de cohésion sociale et territoriale, autour des valeurs de la République. Sortir de son environnement immédiat, se confronter à l'autre, découvrir un territoire, sont autant d'opportunités de se construire, de forger son identité. Ce moment doit aussi permettre de lever les freins à l'engagement. S'engager, c'est donner de son temps pour l'intérêt général. C'est aussi grandir, développer des compétences qui seront utiles pour s'insérer professionnellement. Or, si une écrasante majorité des jeunes veulent s'engager, ils sont trop nombreux à être freinés, pour des raisons financières, sociales, géographiques, culturelles. Notre pays ne montre pas suffisamment à ses jeunes leur utilité sociale" déclarait Gabriel Attal dans un communiqué. 

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