Nouveau bac : les épreuves de contrôle continu E3C sous tension

Les élèves des classes de première générale et technologique débutent les épreuves communes de contrôle continu (E3C). Mais la nouvelle réforme du baccalauréat est loin de faire l'unanimité chez les enseignants, dont certains boycottent les E3C en refusant de surveiller les élèves.

Nouveau bac : les épreuves de contrôle continu E3C sous tension
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Les épreuves communes de contrôle continu appelées "E3C" ont débuté le 20 janvier pour les élèves de première. Pour les filières générales, les lycéens devront plancher sur les épreuves de langues et d'histoire-géographie, tandis que ceux de la voie technologique seront évalués en mathématiques. La nouvelle formule du baccalauréat prévoit trois sessions (jusqu'au 3e trimestre de Terminale) pour ces E3C qui compteront désormais 40% dans la note finale du baccalauréat. Mais la nouvelle réforme du bac 2021 ne fait pas l'unanimité auprès des enseignants. 

Des épreuves du contrôle continu annulées

Alors que les candidats au baccalauréat ont déjà du faire face à des grèves l'an dernier ayant entraîné un retard des copies que les enseignants refusaient de corriger, les élèves de première pourraient bien être confrontés, à leur tour, à la grogne des enseignants. Certaines épreuves du baccalauréat ont d'ores et déjà été annulées, comme au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand par exemple, tandis que des professeurs menacent de faire grève ou de corriger les copies. A Toulouse, les professeurs font grève et boycottent les E3C en refusant de surveiller les épreuves ce lundi 27 janvier.

Pourquoi la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer crée-t-elle polémique ?

Les professeurs opposés aux épreuves communes de contrôle continu dénoncent le fait que les futurs bacheliers n'ont pas le même sujet, et craignent par conséquent des inégalités entre les établissements. En effet, chaque lycée pourra désormais choisir le thème sur lequel les élèves seront évalués. Autre détail pointé du doigt autant par les enseignants et les élèves : cette nouvelle formule est selon eux précipitée, mal préparée. Le 17 janvier, les syndicats ont réclamé au ministre de l'Education nationale de "renoncer" à cette première session du baccalauréat. La FCPE estime par ailleurs que ces E3C "renforcent le stress des élèves" sans "plus-value pédagogique". "En l'état, les E3C ne permettent pas aux élèves de rendre compte de la diversité de leurs acquis à la sortie de leur scolarité" précise la fédération dans un communiqué.