Que faut-il retenir de la fashion week automne-hiver 2019-2020 de Paris ?

À Paris, la mode de l'hiver prochain se précise. Punk ou bourgeoise, elle a de la personnalité et se rend accessible avec des coupes néo-classiques plus modernes et désirables que jamais. L'automne-hiver 2019-2020 sera placé sous le signe du renouveau.

Que faut-il retenir de la fashion week automne-hiver 2019-2020 de Paris ?
©  Jean-Marc HAEDRICH/SIPA

Ultime étape des fashion weeks, la semaine de la mode parisienne ferme le bal en beauté. Avec une centaine de défilés concentrant les plus illustres maisons et les labels les plus en vue, la fashion week de Paris automne-hiver 2019-2020 donne la température de la saison prochaine et scelle définitivement les tendances. Bonne nouvelle : il y a du changement dans l'air. 

Le come-back du chic

Après des années de fascination pour le sportswear sous toute ses formes, la mode opère un virage à 360°. Exit le rap game, c'est l'élégance bourgeoise qu'explorent les designers pour l'automne-hiver 2019-2020. Le pied de poule débarque chez Balmain, la toile de jouy est de sortie chez Chloé, même Hedi Slimane troque ses mini robes à sequins pour des jupe-culottes en Prince de Galles chez Celine. Manteaux, vestes, tout ce qui requiert un travail des épaules représente un fantastique terrain de jeu pour Clare Weight Keller chez Givenchy, Vaccarello chez Saint Laurent ou encore Demna Gvasalia chez Balenciaga. De la structure, de l'esthétique classique mais modernisée : l'image de la "dame" est renforcée et dépoussiérée. Le féminin est plus puissant que jamais. Face à cette tendance valorisante et portable, un anti-conformisme plus rock que street. On retrouve des accents gothiques ça et là, voire punk chez Christian Dior, Alexander McQueen ou Balmain. Ce côté dark n'anéantis pas pour autant la montée des couleurs parfois fluo (Saint Laurent) et souvent en all-over, devenues portables car soutenues par des coupes classiques. C'est un festival où chacune pourra trouver une identité, pourvu qu'elle soit forte. 

Des débuts prometteurs

Alors que l'ultime hommage à Karl Lagerfeld chez Chanel marquait clairement la fin d'une époque, cette fashion week parisienne a été celle du renouveau pour trois maisons emblématiques. D'abord, celui de Lanvin, en constante reconstruction depuis le départ d'Albert Elbaz en 2015. La plus vieille maison de couture encore en activité s'est offert un reboot moderne efficace avec Bruno Salelli, un nouveau nom ex-Loewe et Givenchy. Une collection qui laisse peut-être entrevoir la fin de la crise identitaire chez Lanvin. L'enjeu n'est pas le même, mais la prise de risque était toutefois de taille chez Nina Ricci. Aussitôt primé à Hyères l'an passé pour sa collection homme, le duo Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh a été immédiatement nommé à la direction artistique. Sur le podium, la fraîcheur paye, avec une ligne entre tailoring architecturé ample, pièces vaporeuses et couleurs énergisantes. Après ses adieux à Felipe Oliveira Baptista et une saison d'absence, Lacoste fait son retour avec Louise Trotter. l'ancienne directrice artistique de Joseph. La première femme à la tête de la marque sportswear a livré une vision graphique et en volumes de la marque pour un rendu moins quotidien et tout aussi enthousiasmant que son prédécesseur. Le mercato mode offre de nouvelles perspectives et contribuent au dynamisme légendaire de la capitale de la mode. 

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