Que retenir de la fashion week de Londres printemps-été 2020 ?

Une mode plus consciente mais non moins élégante, voila ce que prône la fashion week de Londres. Sous l'épée de Damoclès du Brexit, l'industrie de demain se dessine.

Que retenir de la fashion week de Londres printemps-été 2020 ?
© First View/Cover Images/SIPA

Il y a du changement dans l'air à fashion week de Londres. Quelques semaines avant la date d'un potentiel Brexit, la mode britannique, formellement positionnée contre, s'est réunie dans une atmosphère de transition. L'élégance règne sur les podiums mais les grandes questions écologiques taraudent.

L'écologie au centre

La fashion week de Londres n'aura pas lieu. C'est du moins ce que souhaitait le collectif Exction Rebellion, mobilisé pour bousculer ce rendez-vous d'une des industries les plus polluantes du monde. Parmi les happenings, une procession funéraire baptisée "London Fashion Week R.I.P." ou encore un blocus opéré par un groupe d'activiste ensanglanté à l'entrée d'un des lieux de défilé. Loin d'ignorer ses tors, l'industrie s'engage. Soutenue par des grands noms comme Vivienne Westwood, jamais loin quand il s'agit de militantisme, le mannequin Georgia May Jagger ou le site Vestiaire Collective, l'ONG Oxfam a lancé l'opération #secondhandseptember qui incite à ne pas acheter des vêtements neufs. Sur les podiums, la palme de l'innovation est attribuée à Vin + Omi, qui a exploité les orties du jardin du prince Charles pour développer un éco-textile présenté lors de son show. 

Du nouveau sans nouveauté

Forcément, un tel climat a vite fait de passer l'envie de nouveauté. Et même s'il a été longtemps considéré comme un gros mot dans la mode, le terme "ralentir" est sur toutes les lèvres. Pour le printemps-été 2020, l'as du tulle Molly Goddard s'est replongée dans 5 années de croquis et proposé une version améliorée et amplifiée de ses créations. Roland Mouret, lui, prône la mort des tendances et le retour au style, en proposant des silhouettes élégantes et intemporelles. L'intello cool de Londres, JW Anderson, lui, présdente une collection autour du regard, de l'attention portée aux choses et ses créations toutes en détail s'en ressentent. Du côté de Burberry, Riccardo Tisci oscille toujours entre tradition et modernité, sans se défaire de l'héritage de la maison emblématique et invite le top des années 2000 Ayness Deyn à personnifier ce trait d'union. Le recyclage est plus glamour que jamais. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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