Haute Couture 2021 : une semaine digitale étincelante

La Haute Couture surfe sur les circonstances pour nous offrir toujours plus de rêve. Dialogue avec les hautes technologies, mises en scène fabuleuses et créations d'exception ont été au rendez-vous de cette saison printemps-été 2021.

Le calendrier officiel a beau être virtuel, il a fait néanmoins honneur à l'excellence de la Haute Couture. Cette édition printemps-été 2021 entièrement digitale a laissé place à la créativité des maisons, résolues à ne pas sombrer dans l'atmosphère pesante du contexte actuel.

Le cœur est léger et l'humeur est aux douces rêveries. Celles du conte initiatique du film de Matteo Garrone pour Dior, placé sous le signe des arts divinatoires. Celles de la cérémonie de mariage printanière de Chanel dans un Grand Palais parsemé de pétales de roses. Mais aussi celle de Fendi, avec le défilé le plus attendu de la saison, celui du nouveau directeur artistique Kim Jones. Ce dernier a emmené le casting cinq étoiles de son premier show baigné dans les romans du "Bloomsbury Group", de Virginia Woolf, dans un labyrinthe de verre. 

Conséquence directe de ce format virtuel imposé, le thème des technologies infuse la Haute Couture, qui représente pourtant la quintessence du travail manuel. On retrouve ce dialogue des genres chez Valentino avec une vidéo making-of réalisée à l'aide de l'intelligence artificielle, mettant en perspective cette notion du temps long, sacrée dans cette discipline. Pour son grand retour, l'ex-designer star de Lanvin, Alber Elbaz (AZ Factory), a lui aussi tenté de repousser les limites du vêtement, en travaillant avec des ingénieurs pour réaliser la robe parfaite qui sied grâce à son maillage savant, à toutes les femmes. Pas de doute, les défilés Haute Couture printemps-été 2021 laissent place à la créativité digitale des maisons qui rivalisent d'inventivité pour repousser les (rares) limites de la couture.