Beaucoup continuent de payer cette assurance pendant les vacances alors qu'elle ne couvre plus rien

Chaque année, des milliers de Français paient une assurance par habitude, sans vérifier ce qu'elle couvre vraiment. Or, pendant l'été, certaines garanties cessent tout simplement de s'appliquer.

Beaucoup continuent de payer cette assurance pendant les vacances alors qu'elle ne couvre plus rien
© olgaddemina / 123RF

Avec les prélèvements automatiques, certaines dépenses finissent par se faire oublier. Quelques euros sont débités chaque année, le contrat reste rangé dans un dossier et, avec le temps, plus personne ne pense vraiment à regarder ce qu'il contient. Pourtant, une assurance peut avoir des limites très précises et ne pas fonctionner dans toutes les situations, même lorsque les paiements continuent.

Ce type de contrat concerne un grand nombre de familles, mais son fonctionnement reste parfois mal compris. En effet, beaucoup pensent qu'une assurance payée toute l'année protège forcément dans toutes les circonstances. En réalité, les garanties dépendent du contrat choisi : certaines couvrent uniquement des situations bien précises, tandis que d'autres ajoutent des protections plus larges.

Le contrat dont il est question ici est l'assurance scolaire. Souvent souscrite pour répondre aux demandes des établissements, elle sert surtout à couvrir les petits incidents dans le cadre scolaire tels qu'une casse, un dommage matériel ou un accident sans conséquence majeure. Il faut savoir qu'elle n'est pas obligatoire pour les activités scolaires classiques, mais qu'elle devient nécessaire pour certains rendez-vous organisés en dehors du programme habituel, comme les sorties scolaires, les voyages ou la cantine. Malgré tout, elle ne peut être souscrite que pour une année entière et donc payée toute l'année, alors même que son utilité est principalement liée à la période comprise entre début septembre et début juillet.

En effet, pendant les vacances, son utilité peut être beaucoup plus limitée. Très concrètement, l'assurance habitation comprend généralement une responsabilité civile qui couvre les dommages causés par les membres de la famille. Si un enfant casse les lunettes d'un camarade au centre aéré ou chez l'assistante maternelle ou abîme un objet appartenant à quelqu'un d'autre, cette garantie peut déjà intervenir. Même chose pour l'assurance accidents de la vie, lorsqu'elle a été souscrite : elle peut parfois couvrir les blessures dont l'enfant est victime, y compris en dehors de l'école. Autrement dit, durant l'été, il n'est pas rare que l'assurance scolaire fasse doublon avec des garanties déjà incluses dans d'autres contrats. 

Dans la plupart des cas, côté prix, l'assurance scolaire reste relativement accessible. Les formules de base commencent autour de 10 euros par an, tandis que les offres plus complètes peuvent monter à 40 ou 60 euros. Le montant paraît faible, ce qui explique sans doute pourquoi beaucoup de personnes renouvellent leur contrat sans trop y penser. Avant de renouveler, il est donc conseillé de vérifier les garanties déjà prévues par son assurance habitation et, si l'on en possède une, par son assurance accidents de la vie.

Dans de nombreuses familles, cette combinaison couvre déjà la responsabilité civile de l'enfant ainsi que les principaux accidents de la vie courante, y compris pendant les vacances. Dans ce cas, une assurance scolaire de base, limitée aux activités où elle est exigée par l'établissement, peut être suffisante. À l'inverse, si le foyer ne dispose pas d'une assurance accidents de la vie, une formule scolaire plus protectrice peut présenter un réel intérêt.