Aide à domicile : la solution pour ne pas perdre votre crédit d'impôt cette année

Ménage, garde d'enfants, jardinage… Des millions de Français profitent chaque année du crédit d'impôt lié aux services à la personne. En 2026, la déclaration change et il faut être attentif pour éviter les mauvaises surprises.

Aide à domicile : la solution pour ne pas perdre votre crédit d'impôt cette année
©  olgaddemina / 123RF

Comme chaque printemps, la déclaration de revenus revient avec ses cases à remplir. Pour les personnes qui emploient quelqu'un à domicile ou passent par un organisme spécialisé, une nouveauté s'ajoute cette année. L'administration fiscale veut désormais des informations plus précises sur les dépenses engagées.

La première étape reste la même : inscrire le montant global des dépenses dans la case 7DB, rubrique "Services à la personne". Ce total correspond aux sommes engagées pour l'emploi d'un salarié à domicile ou pour le recours à une structure spécialisée. En pratique, les informations figurant sur l'attestation fiscale du Cesu ou de Pajemploi sont généralement reportées automatiquement sur la déclaration d'impôt. Cela concerne notamment les montants versés, les cotisations sociales réglées ou encore l'avance immédiate du crédit d'impôt lorsqu'elle a été utilisée. La Fédération des particuliers employeurs (Fepem) recommande toutefois de relire attentivement ces données avant validation et de corriger si nécessaire.

Cette vigilance est d'autant plus utile lorsque l'année n'a pas été linéaire. Changement de salarié, recours à plusieurs intervenants, alternance entre emploi direct et organisme prestataire : tous ces cas peuvent modifier les éléments à déclarer. La fédération rappelle d'ailleurs que, lorsqu'il y a eu plusieurs salariés ou un changement en cours d'année, ces informations apparaissent sur l'attestation fiscale Cesu ou Pajemploi, document de référence au moment de la déclaration.

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'il est désormais demandé de fournir des informations supplémentaires sur votre aide à domicile. Zoé Bernon, juriste à la Fepem, explique que "la nouveauté pour la déclaration d'impôt 2026 réside dans l'obligation de fournir des informations complémentaires dans l'annexe 2042 RICI, notamment sur la "nature de l'organisme" (salarié à domicile, association, entreprise ou organisme privé ou public) auquel le contribuable a recours ainsi que sur ses "modalités d'intervention" (emploi direct, mandataire, prestataire…)". Elle ajoute : "Pour chaque catégorie de dépenses, le particulier employeur doit désormais mentionner l'identité du ou des salarié(s) à domicile qu'il emploie (via le Cesu ou Pajemploi). S'il a par ailleurs recours à un organisme (association, entreprise, organisme public ou privé), il devra également l'identifier."

Pourquoi cette évolution ? Hélène Agbo-Bloua, également juriste à la Fepem, déclare : "La mise en place de cette nouvelle obligation vise à limiter les risques de fraude et à réduire les erreurs déclaratives." Le risque principal n'est donc plus seulement de mal déclarer un montant, mais de négliger les précisions désormais demandées. Toutefois, tout n'est pas figé. Elle souligne : "En cas d'erreur, le contribuable pourra corriger ou compléter les éléments relatifs à ses dépenses de services à la personne ou à l'emploi à domicile en les signalant à l'administration fiscale et en rectifiant sa déclaration directement en ligne." Elle précise également que "de manière générale, une information inexacte dans ces rubriques n'entraîne pas automatiquement la remise en cause de l'avantage fiscal et le versement du crédit d'impôt".

Mais la Fepem alerte aussi sur les oublis persistants. "En cas de contrôle fiscal, l'absence de renseignement de ces nouvelles cases pourra être soulevée par l'administration fiscale et des justificatifs pourront être demandés au contribuable", relate Zoé BernonElle ajoute : "Si le particulier employeur oublie de déclarer pour chaque dépense à quel type précis de service elle correspond, l'administration fiscale peut demander des précisions, voire peut refuser de calculer et donc d'allouer le crédit d'impôt." Il vaut donc mieux rester vigilant.