Congé de naissance : quel est le montant maximum que vous pouvez percevoir ?
Ce 1er juillet, le tout nouveau congé supplémentaire de naissance fait officiellement son entrée en vigueur. Durée, conditions et démarches : voici tout ce qu'il faut savoir sur cette mesure désormais active.
Le tout nouveau congé supplémentaire de naissance entre officiellement en vigueur ce 1er juillet 2026. Destiné à offrir du temps aux parents après l'arrivée d'un nouveau-né, ce dispositif permet à chaque parent actif de s'arrêter un à deux mois tout en bénéficiant d'une indemnisation de la Sécurité sociale. Voici ce qu'il faut savoir sur les règles et les modalités pratiques désormais actives.
Nouveau congé de naissance : à partir de quand, pour qui ?
L'entrée en vigueur du nouveau congé de naissance a lieu au 1er juillet 2026. Cette mesure concerne de façon rétroactive tous les enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier. Pour les enfants nés durant ce premier semestre, les parents ont jusqu'au 31 mars 2027 pour déclencher leur congé. Pour les bébés nés à partir d'aujourd'hui, le congé devra impérativement débuter dans les 9 mois suivant la naissance.
Quelle est la durée du nouveau congé de naissance ?
Chaque parent pourra prendre un congé de naissance allant jusqu'à deux mois. "Chaque parent pourra prendre le congé simultanément ou en alternance avec l'autre". En outre, le congé pourra être fractionné en deux périodes d'un mois, mais devra tout de même être utilisé dans une limite de neuf mois après la naissance de l'enfant. Ainsi, "les parents d'enfants nés entre le 1er janvier et le 1er juillet pourront prendre ce nouveau congé de naissance jusqu'en avril 2027" a confirmé la ministre de la Santé et des Familles.
Qui peut bénéficier du nouveau congé de naissance ?
Les parents dont les enfants sont nés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 pourront bénéficier de ce nouveau congé de naissance, en plus du congé maternité (d'une durée de 16 semaines) et du congé paternité (28 jours). Il est par ailleurs accessible à tous les salariés qu'ils soient mamans, papas, ou adoptants.
Quel sera le montant du congé de naissance ?
La rémunération sera décroissante entre le premier et le deuxième mois. Ainsi, l'indemnité sera de 70 % du salaire net pour le premier mois, puis 60 % pour le second mois. Attention toutefois, ce calcul est indexé sur le plafond mensuel de la Sécurité sociale (qui est de 4 005 €). L'Assurance maladie précise par ailleurs que le congé de naissance ne sera "pas cumulable en simultané avec les prestations de la CAF de complément de mode de garde ou de congé parental".
Comment demander ce congé à la naissance de l'enfant ?
Le congé de naissance doit être demandé auprès de l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou remis en main propre contre décharge un mois avant le début du congé. Ce délai est toutefois ramené à 15 jours si le congé s'enchaîne immédiatement après le congé de maternité, de paternité ou d'adoption. Par ailleurs, si la durée souhaitée est égale à deux mois, le maximum autorisé, il convient aussi de préciser si le congé sera fractionné ou non en deux périodes d'un mois).
Il faudra par ailleurs fournir une preuve de la naissance (acte de naissance, justificatif médical, etc.). L'Assurance maladie versera alors l'indemnité (70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second mois). Ainsi, les employeurs devront accepter ce congé de naissance, dans le respect du dispositif légal, sans pénalité pour les salariés.
Et le congé parental ?
Le nouveau congé ne remplace pas immédiatement le congé parental : les deux dispositifs coexisteront dans un premier temps. Le gouvernement envisage toutefois des réformes du congé parental à plus long terme, mais toute suppression ou réduction sera délicate compte tenu des enjeux. Concrètement, ce nouveau congé ambitionne de corriger l'inégalité : aujourd'hui, le congé parental est largement utilisé par les femmes et peu par les hommes. En offrant un congé rémunéré et non transférable à chaque parent, le dispositif les encourage à partager davantage le soin et la présence auprès du nouveau-né. De plus, le montant plus élevé rendra ce congé plus attractif que le congé parental actuel, souvent insuffisant pour compenser une perte de revenu.