Parents : ces 3 signes prouvent que vous êtes déjà en train de craquer selon une psychothérapeute

Découvrez les 3 indices discrets qui prouvent que vous êtes au bord de l'épuisement.

Parents : ces 3 signes prouvent que vous êtes déjà en train de craquer selon une psychothérapeute
© nataliaderiabina

Aujourd'hui, de nombreux parents traversent une période d'épuisement profond sans même s'en rendre compte. Enchevêtrés dans la routine et les impératifs du quotidien, beaucoup glissent progressivement vers le burn-out parental, tout en pensant simplement traverser une "passe difficile". "J'ai longtemps été épuisée physiquement, mais je mettais cela sur le compte de la maternité, le fait que ce soit normal avec un enfant en bas âge, mais cette fatigue était aussi liée à une carence en fer", nous confie Justice, maman d'une petite fille de 2 ans.

Il faut dire que le quotidien exige une orchestration constante : anticiper les repas, gérer les devoirs, le bain, les courses, le ménage, organiser les rendez-vous médicaux, coordonnér les activités de chacun... tout en menant sa propre vie professionnelle. Dans de nombreux foyers, cette charge mentale repose majoritairement sur les mères, ce qui accentue considérablement leur risque de s'effondrer. 

Pour mieux repérer cet état avant qu'il ne soit trop tard, la psychothérapeute Anna Mathur met en avant trois signaux révélateurs, à commencer par la perte de joie dans ce que vous aimiez faire : si les moments de plaisir vous demandent aujourd'hui un effort et vous laissent indifférent, cela doit vous alerter. Comme l'explique l'experte : "La joie nécessite des ressources : nous avons besoin d'énergie pour nous investir et profiter pleinement de ces moments, et lorsque votre réservoir est vide, même les bonnes choses peuvent ressembler à une contrainte de plus", confie-elle au Huffington Post. Ne plus se souvenir de la dernière fois où l'on a ri de bon cœur est donc un signal d'alarme.

Autre signe : une irritabilité permanente : s'il arrive à tout le monde de perdre patience, devenir réactif au quotidien, au point de ressentir de la culpabilité ou de la honte, prouve que vos réserves sont épuisées. Anna Mathur détaille : "vous avez moins la capacité de choisir comment réagir lorsque la situation devient stressante ou difficile".

Troisième point commun aux parents en situation de burn-out : le fonctionnement en mode automatique avec un sentiment de déconnexion : les parents concernés continuent de faire tourner la maison de manière très efficace, mais ne ressentent plus rien. Selon Anna Mathur : "Dans l'ensemble, tout continue d'être fait et rien n'a l'air d'une crise. Mais à l'intérieur, vous vous sentez éteint et déconnecté de votre propre vie, comme vide".

D'autres manifestations physiques et psychologiques peuvent également servir de signaux d'alarme complémentaires : un sommeil perturbé malgré une fatigue intense, des douleurs somatiques répétées (maux de tête, tensions musculaires, troubles digestifs), ou encore un sentiment constant d'incompétence et de culpabilité envers ses enfants. Face à ces signaux, il convient d'ajouter quelques réflexes préventifs essentiels : apprendre à baisser son niveau d'exigence (accepter que la maison ne soit pas parfaitement rangée), savoir dire non aux sollicitations extérieures non essentielles, et s'aménager de véritables fenêtres de décompression sans culpabiliser.

Pour réussir à lever le pied, la clé consiste d'abord à résister à l'impulsion d'en faire toujours plus ou de chercher des astuces pour "tenir le coup". Il est fondamental d'oser verbaliser son épuisement auprès de ses proches ou d'un professionnel en exprimant clairement son besoin d'aide. Faites un bilan de votre charge mentale pour identifier ce qui peut être délégué ou simplifié, sollicitez le soutien du co-parent ou de votre entourage, et recentrez-vous sur vos besoins vitaux de base : un sommeil préservé, une alimentation équilibrée et des moments de repos authentiques.