Dès la rentrée, les élèves de Première pourront préparer cette nouvelle épreuve du bac

Dès la rentrée, une option inédite s'offrira aux lycéens pour le baccalauréat. Nouvelle section, nouvelles épreuves... Voici ce que l'Éducation nationale prévoit.

Dès la rentrée, les élèves de Première pourront préparer cette nouvelle épreuve du bac
©  danihoz

L'entrée en classe de Première marque une étape déterminante dans le parcours scolaire de nos enfants. C'est en effet l'année où débutent les toutes premières épreuves du très redouté baccalauréat, mais c'est surtout le moment charnière où les lycéens commencent à étudier les spécialités qui leur plaisent vraiment. Ce choix d'orientation, fondamental, leur permet de s'épanouir dans les matières qui les passionnent, tout en posant les premières briques de leurs futures études supérieures.

Dès la rentrée de septembre 2026, les lycéens vont d'ailleurs connaître quelques changements majeurs au cœur de ce cursus. Comme l'a expliqué le ministre de l'Éducation nationale, une toute nouvelle section va voir le jour pour les élèves qui font leur rentrée en Première et qui souhaiteraient la choisir pour le bac. Elle sera mise en place dès cette année, pour que les élèves puissent composer leur épreuve lors de la session du baccalauréat en juin 2028.

Ce nouveau dispositif repose sur la création d'une véritable section bilingue en langue régionale comme le breton, le basque, le corse ou encore le créole ! Concrètement, un lycéen pourra désormais suivre une spécialité (comme la physique-chimie ou l'histoire-géographie par exemple) entièrement dans cette langue pendant ses deux années de cycle terminal. Mais la grande révolution réside surtout dans les épreuves finales. "À partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale dans une langue vivante régionale, il pourra passer l'épreuve correspondante dans cette langue", a expliqué Édouard Geffray, auprès de Ouest-France. Le jour de l'examen, le sujet distribué sera exactement le même que l'épreuve nationale, mais simplement traduit.

Pour préserver l'égalité de traitement entre tous les candidats, une condition a tout de même été fixée : cette nouveauté ne vaudra que pour une seule spécialité, la seconde devant obligatoirement être préparée et passée en français. Le Grand Oral, puisqu'il s'appuie sur les deux matières, pourra lui aussi se dérouler partiellement dans la langue régionale. À la clé pour les lycéens qui obtiendront la moyenne ? La mention "section bilingue" inscrite noir sur blanc sur leur diplôme du baccalauréat. Une belle reconnaissance pour clôturer leurs années lycée.

Si l'enseignement de ces cultures régionales existait déjà au lycée, il se limitait jusqu'à présent à des épreuves facultatives. "Un élève qui suit aujourd'hui une spécialité entière en langue régionale ne peut que passer son épreuve en français, sauf si la langue elle-même constitue la spécialité. C'est quand même paradoxal", déplore ainsi le ministre auprès de Ouest-France

Une mesure forte sur le papier, mais qui suscite déjà pas mal de scepticisme sur le terrain. Du côté des syndicats d'enseignants, l'enthousiasme n'est d'ailleurs pas vraiment au rendez-vous. Les représentants dénoncent une mesure qui risquerait de favoriser principalement les établissements privés immersifs, faute de professeurs qualifiés et de spécialités bilingues suffisamment développées dans les lycées publics. Un vrai défi d'organisation et de recrutement que l'Éducation nationale va devoir rapidement surmonter.