Le dernier défilé de Karl Lagerfeld : revivez la villa Chanel haute Couture

Il était absent et pourtant Karl Lagerfeld a bien laissé son empreinte dans la collection Villa Chanel printemps-été 2019. Une ode à la belle saison relevée d'une touche rock, dans laquelle les robes se déclinent à l'envie.

Le dernier défilé de Karl Lagerfeld : revivez la villa Chanel haute Couture
© Christophe Ena/AP/SIPA

Le 22 janvier 2019, à 10 heures selon le calendrier officiel, la collection haute couture printemps-été 2019 de Chanel défilait à Paris sous la nef du Grand Palais. Si tout était, comme à son habitude, en place pour un show spectaculaire, un élément manquait à l'appel : Karl Lagerfeld. Le directeur artistique, qui était apparu affaibli ces dernières saisons, a brillé par son absence au moment du salut final, effectué par la directrice du studio Virginie Viard. Un fait unique depuis le début de sa carrière, justifié par un état de fatigue expliqué dans un communiqué de Chanel. Ce qui n'a pas empêché le kaiser de finaliser chaque silhouette de sa gracieuse collection. 

Jeunes filles en fleurs

Élégante, élevée comme sa coiffure mi-grande bourgeoise, mi-punk, la femme Chanel reçoit dans son palais méditerranéen. Alors qu'il neige sur la capitale, dans l'immense jardin de cette villa qui pourrait surplomber le lac de Côme, elle déambule dans des tweeds et des satins pastel. On ne peut plus printanière, sa garde-robe est constituée de robes qui jouent avec les plis, dévoilant le secret des ses revers brodés. Le romantisme laisse place à une série de silhouette plus formelles, totalement noires, mais qui se distinguent encore par un travail des cols original. Ouvert jusqu'aux épaules, cassés sur la poitrine, ils amènent la classique veste à boutons dans un registre plus piquant, confirmé par l'introduction du cuir noir, puis plus tard le tulle hirsute dressé sur les épaules des robes du soir.

Le grand bal des robes

Les tons doux ne se laissent pas atteindre par le noir dans cette saison insouciante fantasmée par le directeur artistique. Vite, les dentelles et tissus brodés reprennent le dessus dans une grande variété de silhouettes. Fourreau, robe à la taille basse, néo tutu, robe midi à crinoline, courte à plumes... Les robes sont dans tous leurs états. Farandole de coupes mais aussi déclinaison de savoir-faire, autant dans le détail des broderies florales que dans les volumes qui épousent les corps, la collection est le parfait exemple de l'exercice de la couture. Espérons que ce ne soit pas le dernier pour Karl Lagerfeld. 

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