"Ce n'était pas comme ça avant " : ce changement frappe tous les clients de ce célèbre centre commercial des Yvelines

Dans ce centre commercial des Yvelines, un grand magasin bien connu offre un spectacle déroutant. Même en plein cœur des soldes, ses rayons se vident.

"Ce n'était pas comme ça avant " : ce changement frappe tous les clients de ce célèbre centre commercial des Yvelines
© Journal des Femmes avec Reve art

Ils s'y rendent comme ils le font depuis des années, parfois des décennies, avec ce plaisir familier de retrouver un lieu qui leur ressemble. Puis, à peine engagés dans les allées, leur regard s'arrête, incrédule. Des étagères nues, des portants déserts, des stands entiers laissés à l'abandon... Le grand magasin du centre commercial Parly 2, au Chesnay-Rocquencourt, près de Versailles (Yvelines), n'a plus grand-chose à voir avec le temple du shopping chic que la clientèle locale chérissait. Une atmosphère de fin de règne flotte entre les rayons, et le choc est réel pour ceux qui en avaient fait un rendez-vous immuable.

"Ce n'était pas comme ça avant. J'ai l'impression que des rayons ont fermé, ça paraît bien vide", souffle une retraitée fidèle à l'enseigne, citée par Le Parisien, venue chercher un simple chapeau de paille. Elle constate, dépitée, que la maroquinerie s'est réduite à peau de chagrin, que le prêt-à-porter féminin s'étiole et que l'espace chaussures fond à vue d'œil. Autour d'elle, la même incompréhension se lit sur bien des visages. Car c'est bien le BHV de Parly 2 qui offre ce visage désolé. Le comble, pour une enseigne qui fut longtemps l'une des locomotives du centre commercial : même en pleine période de soldes, alors que les boutiques voisines débordent de monde, c'est le seul magasin qui semble vide. Une anomalie criante dans ce ballet consumériste. Et la réponse à ce mystère, comme le raconte Le Parisien, se trouve à quelques kilomètres de là, rue de Rivoli.

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© Journal des Femmes avec Reve art

Ce que vivent les habitués de Parly 2 n'est que l'onde de choc d'une crise née à Paris. Le vaisseau amiral de l'enseigne, le célèbre BHV Marais situé face à l'hôtel de Ville, traverse depuis des mois de sérieuses turbulences. Fin de l'ère Frédéric Merlin, dont la Société des grands magasins a cédé les rênes à Karl-Stéphane Cottendin : les secousses parisiennes se propagent désormais jusqu'en banlieue. Les difficultés financières ont fragilisé les liens avec les fournisseurs. Faute d'avoir été réglées, plusieurs marques ont plié bagage, laissant derrière elles ces vides béants qui sautent aux yeux. Derrière les clients désorientés, il y a surtout ceux qui vivent cette lente érosion de l'intérieur. Les salariés, dans l'expectative la plus totale, s'interrogent ouvertement sur leur sort. Difficile de se projeter quand l'avenir semble suspendu à des décisions qui leur échappent.

Alors une question demeure, lancinante. S'agit-il des prémices d'une fermeture définitive, ou d'une phase de transition douloureuse avant que le nouvel exploitant ne redonne vie aux rayons ? Pour l'heure, nul ne semble capable de trancher. Et c'est bien cette incertitude, plus que les étagères vides, qui pèse aujourd'hui le plus lourd.