Fini la revente de vêtements, cette pièce vestimentaire rapporte désormais plus en location
Les plateformes de seconde main habituelles sont saturées. Les vendeurs se multipliant et les acheteurs devenant de plus en plus exigeants, il devient plus difficile qu'avant d'y gagner de l'argent. Face à cela, la location de vêtements entre particuliers semble être la solution pour monétiser ses pièces dormantes.
Côté mode, la seconde main n'est plus ce qu'elle était. L'achat et la revente de pièces vestimentaires oubliées n'est plus aussi rentable que par le passé, entachée par des scandales d'arnaques à l'intelligence artificielle, des pièces d'ultra fast fashion de piètre qualité et un marché de l'occasion de plus en plus concurrentiel. Preuve en est, rien que sur le territoire français, la première plateforme mondiale en la matière compte aujourd'hui près de 23 millions d'utilisateurs. Acheteurs et vendeurs sont désormais démultipliés et qui plus est, encore plus expérimentés. Profitant d'un rapport de force en leur faveur, les acheteurs se font de plus en plus exigeants et négocient excessivement pour tirer les prix de vente vers le bas. Il devient alors plus difficile qu'avant d'y gagner de l'argent.
Mais le marché de l'occasion n'a pas dit son dernier mot : ceux qui en profitaient pour arrondir leurs fins de mois explorent désormais d'autres horizons pour monétiser les pièces négligées de leurs armoires. Parmi ces nouveaux usages : la location de vêtements et accessoires semble être une solution plus que rentable. Victoire Tassin, cofondatrice de la plateforme de location entre particuliers wherewear, confirme ce constat au Journal des Femmes : "Certaines de nos utilisatrices génèrent déjà quelques centaines d'euros par mois". Parmi elles, une wearer, qui a gagné la coquette somme de 2 500 euros entre juin 2025 et avril 2026.
Mais alors, quels sont les vêtements qui fonctionnent le mieux en location ? Quelle que soit la période observée, une typologie de produit reste imbattable et demeure, en toute saison, louée par les utilisatrices de l'application : la robe.
Sur l'ensemble de l'année 2025, le premier trimestre 2026 ou encore, le mois d'avril, "les robes sont largement en tête", nous confirme Victoire. Pour avril, cela s'explique évidemment par "une très forte dynamique liée à la saison des mariages." À titre comparatif, sur Vinted, une robe griffée Balzac Paris en taille 38 se vend 25 euros. Sur wherewear, elle se loue 4 jours au même tarif... Mais là, le process est reproductible et les revenus, à partir d'un seul produit, sont multipliables à l'infini pour celle qui met son dressing à louer.
Loin de n'être qu'un épisode éphémère, celles qui louent des vêtements le font d'ailleurs sur le long terme. Victoire Tassin le martèle : "Nous avons un fort taux de réutilisation, les utilisatrices relouent et remettent en location. L'usage est très ancré dans le quotidien, pas uniquement occasionnel." En choisissant de louer notre vestiaire, on s'assure donc d'avoir une source de revenus pérenne - aussi modeste soit-elle. Alors certes, on ne devient pas milliardaire, mais en ces temps difficiles, on ne refuse pas un euro économisé supplémentaire.