Stars des maternités dans les années 2000, ces prénoms masculins sont en chute libre depuis 5 ans

D'après les derniers bilans de l'Insee, de nombreuses références masculines incontournables des deux dernières décennies subissent un désamour massif de la part des jeunes parents. Voici les 20 prénoms de garçons qui ont le plus diminué depuis 5 ans.

Stars des maternités dans les années 2000, ces prénoms masculins sont en chute libre depuis 5 ans
©  stanislavuvarov

Si certains classiques intemporels comme Louis, Gabriel ou Raphaël continuent de trôner fièrement au sommet des classements des maternités sans prendre une ride, d'autres prénoms masculins connaissent une vraie dégringolade. Le choix d'un prénom obéit souvent à des cycles de mode éphémères : un style s'impose, culmine pendant une quinzaine d'années au point d'envahir toutes les salles de classe, puis finit par lasser les nouveaux parents.

Ainsi, les cours de récréation s'apprêtent à changer de visage. Les prénoms qui résonnaient partout au début du siècle subissent aujourd'hui un net recul. En analysant les données de l'Insee entre 2019 et 2024, pour tous les prénoms ayant dépassé le seuil symbolique des 100 naissances, nous avons dressé le panorama de ces ex-stars des maternités en perte de vitesse. C'est le prénom Tiago qui incarne la chute la plus spectaculaire. Véritable coqueluche des années passées, il enregistre une baisse de 66 %, s'écroulant de 2 720 naissances en 2019 à seulement 930 en 2024.

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Le désamour touche également d'autres sonorités similaires : Enzo chutede 54 % (passant de 1 833 à 845 attributions), tandis que Lorenzo recule de 51 %, avec seulement 315 bébés en 2024. Idem du côté des Hugo qui, s'ils étaient toujours à 1 710 naissances en 2024, ont connu eux aussi une chute de 51 %. Bien que ces sonorités restent dans les tendances chaque année, certains prénoms finissant en "o" n'ont plus tellement la cote. C'est le cas de Timéo : le nombre de petits garçons prénommés ainsi a diminué de près de moitié, avec 46 % d'attributions en moins par rapport à 2019. Les prénoms dits "classiques modernes", qui ont fait les beaux jours de la fin des années 90 et de la décennie 2000, connaissent eux aussi une baisse vertigineuse.

Clément et Baptiste affichent tous deux un recul net de 61 %, passant sous la barre des 600 naissances. Dans la même lignée, Thomas et Alexis voient leurs effectifs fondre à vue d'œil, avec 57 % d'attributions en moins. Quant à Maxime, fleuron de la Gen Z, sa popularité fléchit de 54 % en seulement cinq ans. On le pensait indétrônable, mais Mathys s'effondre de 60 % pour atteindre seulement 335 naissances. De même que Nolan (-53 %) et Tom (-44 %), qui perdent des centaines de mentions chaque année. Même les colosses des maternités vacillent, comme Nathan (-45 %) ou l'indémodable Lucas (-42 %). S'ils restent au-dessus du cap des 1 000 naissances grâce à leur immense popularité historique, leur courbe indique un déclin indéniable. Enfin, Evan et Alexandre ferment la marche avec un recul identique de 41 %.

Ce recul massif de prénoms phares marque la fin d'une époque et ouvre grand la porte aux inspirations de demain. Alors que ces anciens leaders s'effacent doucement des maternités françaises, de nouvelles tendances, plus rétro ou plus confidentielles, s'installent progressivement pour dessiner les contours des futures salles de classe.