C'est le pire jour de la semaine pour conduire : la colère explose au volant selon les chercheurs

Une journée où la fatigue, la densité du trafic et la pression du temps se combinent pour faire de la route un terrain d'exaspération.

C'est le pire jour de la semaine pour conduire : la colère explose au volant selon les chercheurs
© dolgachov / 123RF

Les chercheurs ont constaté que la colère au volant n'apparaît pas uniformément au fil de la semaine. Elle s'intensifie particulièrement à un moment de la semaine et il y a une explication très claire derrière ce phénomène. Pour leur analyse, Plates Express, à l'origine de ces travaux, ont alors observé avec attention les comportements des conducteurs. Il en découle que les incidents ne se résument pas seulement à une humeur grincheuse : ils se traduisent aussi par un usage plus agressif du klaxon, des changements de file risqués ou encore du talonnage à répétition. Autant de gestes qui augmentent les risques d'accident.

Les chercheurs ont alors étudié les causes qui transformaient la circulation en catalyseur de colère ce jour spécifique. Tout d'abord, la fatigue, accumulée sur plusieurs jours, pèse lourdement. Le manque de repos, aussi, rend les conducteurs plus sensibles aux imprévus et moins tolérants face aux petites erreurs des autres. Et à cela s'ajoute la densité inhabituelle du trafic, avec des files de véhicules qui ralentissent la progression et renforcent l'impression de perdre un temps précieux. Enfin, la pression du calendrier joue, lui aussi, un rôle décisif tel que devoir arriver à une heure précise, terminer un projet en cours ou simplement rejoindre une activité prévue en fin de journée.

S'il est vrai que la conduite tendue peut survenir n'importe quand, les données révèlent néanmoins que le vendredi reste le jour concentrant la plus forte charge de nervosité chez les conducteurs. Ce jour-là, l'ensemble des critères stressants se conjuguent, faisant inévitablement monter la moutarde au nez des personnes au volant. 

Ainsi, face à ce constat, l'étude propose quelques solutions concrètes pour atténuer les tensions. Maintenir une distance de sécurité permet d'éviter les provocations inutiles. Éviter les heures de pointe, quand cela est possible, limite l'exposition aux embouteillages les plus denses. Enfin, s'accorder un temps supplémentaire pour le trajet aide aussi à relâcher la pression liée à la peur d'arriver en retard. Une série d'ajustements pouvant réduire significativement le risque de dérapages et ainsi préserver la sécurité collective en diminuant les comportements agressifs.