Rachida Dati

'j'ai toujours eu à cœur de ne pas décevoir ceux qui m'ont fait confiance',
"J'ai toujours eu à cœur de ne pas décevoir ceux qui m'ont fait confiance", Rachida Dati © Alain Guizard

Vous vouliez être médecin...
R. D. : C'est plutôt mes parents qui le voulaient. Franchement, ce n'était pas mon rêve !

A 14 ans, vous avez commencé à vendre des produits AVON. Qu'est-ce qui vous a motivée ?
R. D. :
Ce n'était pas uniquement pour gagner de l'argent. Je voulais être libre et autonome. Je voulais travailler, j'aimais ça. Tous les métiers que j'ai exercés, je les ai exercés avec passion !

Le directeur à la clinique Sainte-Marie, Albin Chalandon à l'ambassade d'Algérie... Vous n'avez jamais hésité à aborder directement des personnes influentes. On pourrait y voir un certain culot !

R. D. : Ce sont les circonstances. A l'époque, dans cette clinique, je suis allée chercher un formulaire pour demander un emploi et le directeur était en face. Je lui ai demandé directement. Je n'avais rien à perdre. Je risquais quoi ? Qu'il me dise non ? Il y a pire comme situation insupportable Il m'a fait commencer le jour-même, et a demandé à une infirmière de me former au métier d'aide-soignante.

A Marceau Long puis à Nicolas Sarkozy, deux lettres vous ont servi plus tard à gravir les échelons. En quoi ont-elles fait la différence selon vous ?
R. D. : Ces lettres ne m'ont pas servi à gravir les échelons. L'une destinée à Marceau Long avait pour objet de lui demander les conclusions d'une conférence sur l'Europe et l'autre courrier destiné à Nicolas Sarkozy, avait pour objet de le féliciter, en ma qualité de magistrat, pour son discours sur la sécurité.

Vous avez beaucoup aidé votre famille, leur avez acheté une maison. Encore aujourd'hui, vous pensez d'abord à votre famille ?
R. D. : J'ai toujours considéré comme normal d'aider ma famille. C'est mon devoir.

 La peur de décevoir ressort souvent dans votre livre...
R. D. : J'ai toujours eu à cœur de ne pas décevoir ceux qui m'ont fait confiance.

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