Ce n'est ni le prix, ni la marque : cet unique argument suffit à vendre sur Vinted et en brocante, à chaque fois

Cet argument tout simple suffit à conclure une vente en seconde main.

Ce n'est ni le prix, ni la marque : cet unique argument suffit à vendre sur Vinted et en brocante, à chaque fois
© Image d'illustration / Reve.art en collaboration avec JDF

La seconde main a la cote dans l'Hexagone. On estime que 16% de Français ont recours exclusivement au vintage dans leur consommation, et achètent donc uniquement des objets et des vêtements d'occasion. En braderie, en brocante ou encore sur Vinted : les possibilités d'acheter des habits avec une ancienne vie sont aujourd'hui infinies. Mais alors que les terrains de la seconde main et que les marchands d'un nouveau genre se multiplient ; quand on est vendeur, comment faire pour émerger parmi tout ce bruit ? Les spécialistes nous livrent une technique peu connue qui permet de vendre ses pièces mode à tous les coups.

Sur les ondes de France Inter, Sophie Coisne, rédactrice en cheffe adjointe de 60 millions de consommateurs, nous révèle cette astuce encore obscure. Redoutable d'efficacité, elle est d'ailleurs allègrement utilisée par les marques sur le marché du neuf. Elle tient en un argument de vente tout simple : mettre en avant le fait que le vêtement ou l'accessoire commercialisé soit une pièce unique. Selon les dires de la spécialiste, cela suffit à conclure une transaction : "Cette notion de pièce unique est très mise en valeur dans le neuf et on la trouve en brocante ou seconde main (...) puisque souvent si vous passez à côté du stand et que vous n'achetez pas le vêtement à ce moment-là, eh bien il n'y en aura plus, puisqu'il n'y en a qu'un." Un effet de rareté qui ajoute de la désirabilité à la pièce concernée et qui pousse in fine à acheter. Un levier de communication très exploité par l'industrie du luxe.

© Reve.art en collaboration avec JDF

Côté seconde main, cette unicité est en plus multiple. Dans les faits, le vêtement vintage est unique puisqu'il n'est plus produit par l'industrie du prêt-à-porter aujourd'hui ; mais unique aussi dans l'histoire qu'il porte en lui : le vêtement a déjà vécu, il véhicule donc l'histoire de celui qui l'a jadis eu. Sophie Coisne explique que ce storytelling, technique marketing utilisée par le marché du neuf, est tout aussi utile pour faire du profit côté seconde vie. En effet, les amateurs de brocante et Vinties aguerris recherchent ces bribes de vie passées dans les objets qu'ils chinent. Sandra, adepte depuis plusieurs décennies, le confirme au micro d'Ali Rebeihi : elle adore acheter d'occasion "parce qu'il y a une histoire, parce que personne n'a la même chose que moi."

"Aujourd'hui les marques misent sur l'histoire de leurs objets, c'est ce qu'on appelle en Anglais le storytelling. Et quand on fait de la brocante [ou de la vente en ligne, ndlr], on a du storytelling en direct. On discute avec le vendeur, qui va vous expliquer que ce tabouret de piano un peu travaillé, c'était celui de sa grand-mère. Vous avez ce qu'on recherche finalement, l'histoire de l'objet", explique Sophie Coisne.

Si l'astuce vaut surtout pour les points de vente physique tels que les brocantes, les vide-greniers et tutti quanti, elle fait aussi des merveilles sur les plateformes de seconde main en ligne comme Vinted. Il suffit de le mettre en avant sur l'annonce et à vous les profits !