Attention en vacances : dans ces pays, faire du stop ou prendre quelqu'un en voiture est interdit

Avant de prendre la route pour vos vacances, prenez garde. Dans plusieurs destinations très prisées, tendre le pouce au bord de la route, ou ouvrir sa portière à un inconnu, peut vous coûter une amende bien salée... voire une arrestation.

Attention en vacances : dans ces pays, faire du stop ou prendre quelqu'un en voiture est interdit
© Patrick ROBERT/M6

Prendre la route pour les vacances est souvent synonyme de liberté absolue et de budget maîtrisé. Que l'on pilote sa propre voiture, un véhicule de location, ou que l'on compte sur son pouce levé pour voyager à moindres frais, l'aventure a tout pour séduire. Mais attention : ce geste en apparence anodin pourrait transformer votre séjour de rêve en un véritable cauchemar juridique.

En effet, si le Code de la route français qui n'interdit en rien de lever le pouce au bord de la route (tant qu'il ne s'agit pas d'une autoroute), faire du stop est illégal dans de nombreux pays ou États. Le piège absolu ? Les sanctions ne visent pas seulement le piéton, mais aussi l'automobiliste qui s'arrête pour lui rendre service ! Selon les régions, les sanctions peuvent aller de la simple amende (parfois très salée) à une arrestation en bonne et due forme. Mieux vaut donc connaître les lois de nos voisins avant de boucler ses valises. 

Adrien, candidat de la saison 20 de Pekin Express, en train de faire du stop © Patrick ROBERT/M6

L'Italie, par exemple, a une réglementation assez stricte sur l'auto-stop. S'il est toléré sur les routes urbaines et secondaires, il est exclu sur les axes majeurs. Le Code de la route italien précise qu'il est interdit de "demander ou d'accorder des trajets" sur les voies, les bretelles d'accès, les jonctions, mais aussi sur les aires de service et de stationnement. L'amende peut aller de 42 euros à 173 euros. Cependant, bien que la loi l'interdise textuellement, les autorités font parfois preuve de tolérance si l'auto-stoppeur demande poliment des trajets sur les parkings ou aires de repos sans faire de gestes perturbateurs sur les voies.

En Espagne, c'est le même principe : le stop est interdit sur les voies rapides et dans les zones de péages, pour le piéton comme pour le conducteur, et est passible d'une amende de 80 euros. Mais la pratique y est si rare que les locaux (y compris certains policiers) pensent à tort qu'elle est prohibée dans tout le pays, comme l'expliquent plusieurs auto-stoppeurs sur des forums dédiés.

À l'autre bout du monde, certains pays sont encore bien plus sévères. C'est le cas de Singapour : s'il n'existe pas de loi interdisant l'auto-stop à titre gratuit, la pratique y est toutefois traquée indirectement sous couvert de lois contre l'entrave au trafic ou le vagabondage. Le piéton est alors passible d'une amende de minimum 670 euros. Même le covoiturage informel et commercial, sans enregistrement officiel, y est sévèrement encadré : les conducteurs peuvent écoper d'une amende de plus de 2 000 euros en cas de récidive, voire d'une peine de 6 mois d'emprisonnement !

Pourtant connu comme l'eldorado des backpackers, l'Australie est aussi l'un des pays les plus stricts en la matière. Les lois varient selon les États, mais certains interdisent formellement de solliciter un trajet sur la route, et appliquent des amendes très salées. C'est le même concept aux États-Unis, où l'auto-stop n'est pas légal partout. Si la loi fédérale l'interdit sur les autoroutes, des États comme l'État de New York ou la Pennsylvanie interdisent strictement de solliciter un conducteur depuis la chaussée, sous peine d'amendes allant de 50 à 150 dollars. Dans le Nevada ou le New Jersey, c'est même illégal depuis le trottoir ou le bas-côté.

En voyage, l'ignorance de la loi n'est jamais une excuse... et les polices locales n'hésiteront pas à vous le rappeler. Que vous soyez un routard adepte du pouce levé ou un conducteur prêt à dépanner généreusement un inconnu, un seul mot d'ordre s'impose : vérifiez toujours la législation avant de franchir la frontière. Ce réflexe tout simple vous évitera de voir votre budget vacances s'envoler dans une amende astronomique... ou pire, de terminer votre séjour dans un commissariat à l'autre bout du monde.