Faux accidents : le réflexe à avoir en tant que conducteur pour ne pas se faire arnaquer

Un piéton surgit sous vos roues ou une voiture pile volontairement devant votre véhicule ? Face à ces escrocs prêts à tout pour vous soutirer de l'argent, un simple détail peut vous éviter d'être en torts.

Faux accidents : le réflexe à avoir en tant que conducteur pour ne pas se faire arnaquer
© 123rf

Prendre le volant au quotidien exige déjà une attention de tous les instants, mais une nouvelle menace plane désormais sur les routes et cible directement les automobilistes. Déjà tristement célèbre aux États-Unis et en Chine, cette redoutable escroquerie pourrait bien franchir nos frontières. Son nom ? Le "crash for cash", que l'on pourrait traduire par "l'accident pour de l'argent". Cette pratique, aussi pernicieuse qu'inquiétante, repose sur une mise en scène machiavélique : la simulation pure et simple d'un sinistre routier. 

Le mode opératoire de ces délinquants de la route a de quoi faire froid dans le dos. Prêts à tout pour parvenir à leurs fins, certains escrocs n'hésitent pas à se jeter délibérément sous les roues d'une voiture circulant à faible allure. D'autres préfèrent enclencher la marche arrière en pleine circulation, ou provoquer des freinages brutaux pour causer des carambolages sur l'autoroute. Bien souvent, ces individus ne travaillent pas seuls et s'appuient sur des complices grimés en "faux témoins" pour asseoir leur crédibilité. Leur objectif est double : extorquer une belle somme à votre compagnie d'assurance en feignant de graves blessures, ou jouer sur votre culpabilité pour exiger un dédommagement immédiat en argent liquide, sous couvert d'un arrangement à l'amiable censé vous éviter un malus.

© 123rf

Au-delà du préjudice financier, le piège se referme parfois de manière bien plus insidieuse. L'escroc profite de l'état de stress du conducteur et de la situation stressante pour se montrer faussement arrangeant et proposer de "simplifier les démarches" en prenant vos papiers d'identité en photo, prétextant vouloir gagner du temps pour le constat. En plus de l'arnaque à l'assurance, les auteurs de ces "faux accidents" tentent par la même occasion d'usurper votre identité. 

Alors que faire dans une telle situation ? La prudence et le sang-froid sont vos meilleurs alliés. Si les circonstances de l'accrochage vous paraissent floues, refusez catégoriquement que quiconque prenne vos documents officiels en photo et limitez au strict minimum les informations personnelles que vous divulguez. Gardez l'esprit vif : observez et mémorisez les plaques d'immatriculation, le modèle des véhicules, l'étendue réelle des dégâts et la configuration des lieux. Lors de la rédaction du constat, n'omettez aucun détail troublant dans la section "observations", qu'il s'agisse d'un freinage injustifié, de témoins trop insistants ou de déclarations contradictoires. Au moindre doute, ne cédez pas à l'intimidation : contactez immédiatement les forces de l'ordre pour faire constater la situation, puis alertez votre assurance dans la foulée pour faire barrage à toute tentative de fraude.

Pour se prémunir définitivement contre ces prédateurs de la route, un équipement gagne d'ailleurs à être connu : la "dashcam". Cette petite caméra embarquée, fixée sur le tableau de bord ou le pare-brise, filme vos trajets en continu et constitue une preuve irréfutable en cas de litige ou de mise en scène.