Une caissière de supermarché révèle l'article le plus sale, pire que les toilettes publiques

Au supermarché, certaines surfaces peuvent concentrer davantage de bactéries que les toilettes publiques. C'est le cas d'un article que tout le monde touche et il ne s'agit ni du chariot, ni de la carte de fidélité.

Une caissière de supermarché révèle l'article le plus sale, pire que les toilettes publiques
©  hryshchyshen / 123RF

Faire ses courses est devenu presque mécanique. On attrape un chariot, on parcourt les rayons, on remplit son panier, puis on termine par quelques minutes d'attente à la caisse. Pendant ce parcours, les mains passent d'une surface à l'autre sans qu'on y prête vraiment attention. Pourtant, plusieurs travaux scientifiques montrent que certains équipements du supermarché figurent parmi les endroits les plus contaminés du quotidien. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, les sanitaires ne sont pas forcément les premiers concernés. Une caissière affirme même qu'un objet en particulier mérite davantage l'attention des clients.

En effet, les chercheurs s'intéressent depuis plusieurs années à la circulation des microbes dans les commerces alimentaires. Une étude américaine publiée dans Food Protection Trends a notamment révélé la présence de bactéries coliformes, dont certaines d'origine fécale, sur 72 % des chariots de supermarché analysés. Le taux observé dépassait celui relevé sur plusieurs toilettes publiques examinées dans le cadre des mêmes travaux. 

D'autres recherches menées en Europe sont arrivées à des constats similaires. Des bactéries intestinales ont été retrouvées sur différentes surfaces fréquemment manipulées, notamment les poignées de réfrigérateurs, les paniers ou encore certains équipements utilisés par les clients. Une étude réalisée dans plusieurs supermarchés italiens a également mis en évidence des traces du SARS-CoV-2 sur certaines zones très sollicitées, comme les claviers de paiement électronique. 

Mais, selon une caissière dont le témoignage a été relayé par plusieurs médias européens, il reste un objet qui détrône tous les autres en matière de contamination. Un constat qui fait écho à une étude relayée par Food Safety News, selon laquelle des chercheurs de l'université du Michigan ont retrouvé une contamination bactérienne sur 100 % des tapis de caisse analysés. Il s'agit du séparateur de courses posé sur le tapis roulant. Ce petit bloc en plastique que les clients utilisent pour distinguer leurs achats de ceux du voisin est manipulé des centaines de fois par jour. Il est presque toujours saisi au même endroit, reste en permanence à proximité des aliments et ne bénéficie généralement d'aucune désinfection systématique. Contrairement aux toilettes ou aux chariots, dont la saleté est régulièrement évoquée, il échappe souvent aux préoccupations des clients comme des magasins.

Pour limiter les transferts de microbes, les spécialistes recommandent surtout quelques réflexes simples : se désinfecter les mains après les courses, éviter de toucher son visage dans la file d'attente et laver soigneusement fruits et légumes une fois rentré chez soi. Des gestes qui paraissent basiques, mais qui restent les plus efficaces pour éviter la prolifération de bactéries.