C'est LA case à ne pas oublier de cocher sur sa déclaration d'impôts pour alléger la facture

Chaque printemps, la déclaration de revenus revient avec son lot de cases obscures. L'une d'elles, en particulier, pourrait bien avoir un impact significatif sur la note finale.

C'est LA case à ne pas oublier de cocher sur sa déclaration d'impôts pour alléger la facture
© pierreolivierclement / 123RF

Remplir sa déclaration d'impôts n'a rien d'un moment agréable, mais c'est souvent dans les détails que se jouent les économies. Beaucoup de contribuables se concentrent sur les revenus, les charges déductibles ou les crédits d'impôt, en oubliant qu'un simple choix peut modifier le montant de la facture.

Ce choix concerne notamment certains revenus financiers : les intérêts perçus sur des placements bancaires fiscalisés, les dividendes d'actions ou encore les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières. Par exemple, si vous avez vendu un titre plus cher que vous ne l'aviez acheté, la différence constitue un gain imposable. De la même manière, les intérêts versés par certains produits d'épargne entrent dans cette catégorie.

Ces montants sont, par défaut, soumis à un prélèvement forfaitaire. Ce prélèvement applique un taux de 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux. Ce mécanisme a été conçu pour uniformiser et simplifier la taxation de ces revenus. Sur le papier, il offre de la lisibilité. Dans les faits, il peut s'avérer plus ou moins favorable selon votre situation. Il existe toutefois une possibilité de choisir un autre mode d'imposition, en cochant la case 2OP de votre déclaration.

L'alternative consiste alors à renoncer à ce taux fixe et à intégrer ces gains dans le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Concrètement, s'ils sont soumis au barème, ils s'ajoutent à vos autres ressources et sont taxés selon votre tranche marginale d'imposition.

Si vous êtes non imposable, ou situé dans une tranche basse, la part correspondant à l'impôt sur le revenu peut être très faible, voire nulle. Dans ce cas, choisir le barème progressif peut permettre de payer moins que les 12,8 % prévus par défaut. À l'inverse, si vous êtes dans une tranche à 30 %, 41 % ou 45 %, le prélèvement forfaitaire devient souvent plus intéressant, puisqu'il plafonne l'imposition à 12,8 % pour cette part.

Il est cependant important de comprendre que cette option s'applique à l'ensemble des gains concernés sur l'année. Il n'est pas possible de choisir le taux forfaitaire pour un type de revenu et le barème pour un autre. La décision doit donc être prise en tenant compte de votre situation globale. Une simulation, directement depuis le service de déclaration en ligne, permet de comparer les deux scénarios avant validation. Selon les montants déclarés et votre tranche d'imposition, l'écart peut être réel.