"Ces défauts passent rarement le contrôle technique" : un garagiste révèle comment éviter la contre-visite

Chaque année, des milliers d'automobilistes ressortent du contrôle technique avec une contre-visite à programmer. Un garagiste détaille alors les vérifications essentielles avant de prendre rendez-vous et éviter les frais.

"Ces défauts passent rarement le contrôle technique" : un garagiste révèle comment éviter la contre-visite
© hryshchyshen / 123RF

Le contrôle technique n'a rien d'une loterie. Les points vérifiés sont connus, les critères précis et les mauvaises surprises, dans bien des cas, évitables. Pourtant, de nombreux véhicules sont recalés pour des défauts basiques qui auraient pu être corrigés en quelques minutes. À L'Haÿ-les-Roses, Michael Mathieu, du garage Top Garage M Perf, voit passer ces erreurs toute l'année et constate que les mêmes oublis reviennent sans cesse.

Dans son atelier, le constat est clair. "En fait il y a plein de petites choses à vérifier mais voici les plus flagrantes et accessibles à tous", explique-t-il. Avant même d'évoquer des réparations coûteuses ou des pièces techniques, il insiste sur des contrôles visuels et fonctionnels que chacun peut effectuer chez soi, sans matériel spécifique. L'idée n'est pas de se substituer au professionnel, mais d'éviter une contre-visite pour un détail évident.

Le premier point concerne l'éclairage. Trop d'automobilistes se présentent avec une ampoule défaillante sans s'en rendre compte. "Il est important de vérifier l'éclairage complet, y compris les feux stop et feux de recul. Pour ce faire, le moteur doit être à l'arrêt, avec le contact enclenché", précise Michael Mathieu. Il ne s'agit pas seulement des feux de croisement ou de route, mais bien de l'ensemble des éclairages extérieurs. En ce qui concerne les feux stop, ceux-ci doivent être contrôlés en demandant à quelqu'un d'appuyer sur la pédale de frein pendant que l'on observe l'arrière du véhicule. Une ampoule grillée suffit à entraîner une contre-visite.

Les pneus constituent un autre motif fréquent de refus. Leur état est observé avec attention. "Entre les rainures des pneus, il y a un picot qui sert de témoin. Si la structure du pneu arrive à ras de ce picot, c'est que les pneus doivent être changés", détaille le garagiste. Au-delà de l'usure, l'aspect général compte aussi. "Les craquelures d'un pneu peuvent aussi faire l'objet d'une contre-visite", ajoute-t-il. Des fissures visibles sur les flancs ou la bande de roulement peuvent traduire un vieillissement avancé du pneu, même si la profondeur semble encore correcte.

Autre point souvent sous-estimé selon le spécialiste : le fonctionnement des ceintures de sécurité. Chaque ceinture doit s'enrouler correctement, se verrouiller sans difficulté et ne pas présenter de déchirure. Un mécanisme bloqué ou une sangle abîmée est immédiatement signalé. Là encore, un simple test manuel suffit : tirer la ceinture, vérifier qu'elle revient bien en place et qu'elle se bloque lors d'un mouvement brusque. Enfin, "le niveau d'huile doit également être vérifié", souligne Michael Mathieu. Un niveau trop bas peut alerter le contrôleur, notamment s'il s'accompagne d'un voyant allumé au tableau de bord. Avant le rendez-vous, vérifiez la jauge.

Les experts insistent donc : "L'ensemble de ces défauts mentionnés passe rarement le contrôle technique". Les vérifier ne remplace pas un entretien régulier, mais limite les mauvaises surprises. Car, non, les défaillances les plus fréquemment sanctionnées ne relèvent pas toujours de pannes lourdes. Ainsi, un simple contrôle préalable peut suffire à éviter une contre-visite.