Seules les personnes nées à ces dates sont encore éligibles à la retraite à 63 ans
Partir à la retraite à 63 ans est presque devenu un privilège. Ce seuil reste encore accessible à une poignée de personnes, à condition d'entrer dans un calendrier très précis.
L'âge auquel on peut liquider sa retraite ne repose plus sur une référence unique valable pour tout le monde. Désormais, tout dépend de l'année de naissance, car la réforme a instauré une montée en charge progressive. Concrètement, l'âge légal augmente par étapes de quelques mois selon les générations. De ce fait, certaines personnes peuvent encore viser un départ à 63 ans, tandis que leurs cadets devront attendre un trimestre, deux trimestres, puis davantage, jusqu'à atteindre 64 ans.
Dans ce contexte, connaître son année de naissance devient aussi important que le nombre de trimestres validés. Atteindre l'âge légal permet de partir, mais seulement si la durée d'assurance nécessaire pour le taux plein est réunie. Sinon, une décote peut s'appliquer. Cette distinction reste essentielle, car deux personnes ayant le même âge légal n'auront pas forcément la même pension si leurs carrières diffèrent. Pour éviter les erreurs d'interprétation, les outils publics sont précieux.
Le simulateur proposé par Info-Retraite permet d'obtenir une estimation personnalisée des âges de départ possibles, en tenant compte de l'ensemble de la carrière. En quelques minutes, on voit si l'on se situe parmi celles et ceux qui peuvent encore envisager un départ à 63 ans ou si un délai supplémentaire s'impose. Aussi, selon le calendrier officiel des âges de départ, les personnes nées entre le 1ᵉʳ avril 1965 et le 31 décembre 1965 peuvent encore partir à la retraite à 63 ans. Pour celles nées en 1966, l'âge passe à 63 ans et 3 mois, puis à 63 ans et 6 mois pour 1967, à 63 ans et 9 mois pour 1968, avant d'atteindre 64 ans pour les personnes nées à partir de 1969.

À côté de l'âge légal, il ne faut pas oublier les dispositifs de retraite anticipée, notamment pour carrière longue. Ils peuvent permettre un départ avant l'âge prévu pour sa génération, à condition d'avoir commencé à travailler tôt et d'avoir cotisé suffisamment longtemps. Là aussi, les règles sont précises et se vérifient au cas par cas. Ce point peut faire basculer un projet de départ de plusieurs mois, voire d'une année, d'où l'intérêt d'anticiper et de vérifier sa situation bien avant la date envisagée.
Concrètement, cela signifie que quelques mois de différence sur une date de naissance peuvent décaler un départ de plusieurs trimestres. Avant de fixer un projet de fin de carrière, mieux vaut donc vérifier son âge légal et sa durée de cotisation via son relevé de carrière et les simulateurs publics. Ainsi, vous éviterez toute mauvaise surprise au moment de déposer votre demande.