"Du RSA au million d'euros" : comment Marc a fait fortune en partant de rien

Faire fortune est à la portée de tous, contrairement à ce que l'on peut penser. Pas besoin d'un gros capital, d'un héritage ou d'une entreprise : grâce à des astuces simples et accessibles, Marc Mazière a changé sa vie. Voici ses secrets.

"Du RSA au million d'euros" : comment Marc a fait fortune en partant de rien
© Marc Mazière

Il y a plusieurs années, Marc Mazière faisait face aux défis économiques auxquels de nombreux jeunes diplômés sont confrontés : à 25 ans, avec un master en poche, il était dans une situation précaire et il avait tout juste de l'argent de côté. Après deux ans de chômage, il vivait avec le RSA et les allocations logement, convaincu qu'il devait faire quelque chose. "Je me souviens, je me suis dit : ce n'est pas possible, je ne peux pas rester comme ça. Avec un bac +5, être au RSA, ce n'est pas ce que j'avais imaginé pour ma vie ", nous a-t-il confié. Un jour, il a décidé d'agir pour changer sa situation. Ses proches le surnommaient déjà "le roi des bons plans", alors il a commencé a sérieusement se pencher sur le sujet en lisant des livres comme Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki et Tout le monde mérite d'être riche d'Olivier Seban, afin de mieux comprendre les principes de l'indépendance financière et des revenus passifs. À partir de là, la machine était lancée...

Au départ par nécessité, Marc a mis en place quelques stratégies pour économiser et par la suite pour augmenter ses revenus. "J'ai grandi dans une famille où on faisait attention à chaque dépense. Pour moi, c'était presque un jeu ", explique-t-il. Il cuisinait des repas avec des restes, utilisait et prêtait ses cartes de fidélité à ses amis, et profitait des promotions et offres de remboursement. Il allait même jusqu'à ramasser des objets dans la rue pour les revendre. "Un jour, j'ai trouvé un micro-ondes dans la rue. Je l'ai nettoyé, testé, et revendu 30 euros sur Le Bon Coin", raconte-t-il en souriant. Mais son véritable tournant est venu lorsqu'il a décidé d'investir le peu d'économies qu'il avait, environ 4000 euros, dans des actifs générateurs de revenus. "J'ai failli tout dilapider dans une voiture et une console de jeux, mais je me suis ressaisi", avoue-t-il.

Marc a commencé petit : une place de parking dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, achetée 10 000 euros avec un crédit. "Je voulais me faire la main avec un bien peu risqué. Je louais la place 80 euros par mois. C'était une erreur, car le parking était mal dimensionné et peu rentable, mais j'ai beaucoup appris", déclare-t-il. Rapidement, il se tourne vers l'immobilier locatif. "Mon premier appartement, je l'ai acheté à Toulouse, et il me rapportait 30 euros de bénéfices mensuels après impôts et charges." Ce n'était qu'un début. En parallèle, il a créé un blog en ligne, Radin Malin, pour partager ses astuces avec d'autres personnes, une initiative qui allait devenir une autre source de revenus pour lui. Au fil des années, Marc a diversifié ses placements, en investissant dans des actions en bourse et des SCPI (Société Civile de Placement Immobilier). Au bout de trois ans, il générait déjà entre 200 et 300 euros d'excédent chaque mois. Aujourd'hui, à plus de 30 ans, son portefeuille d'investissements et son patrimoine global approchent le million d'euros.

Pour tous ceux qui cherchent à mieux gérer leur budget, Marc prône la "frugalité raisonnée". "Il ne s'agit pas de se priver, mais d'adopter des réflexes simples : préparer ses repas à l'avance, éviter les plats préparés et privilégier les produits bruts." Il conseille aussi de trouver des alternatives pour réduire ses dépenses : "les abonnements partagés pour les plateformes de streaming, par exemple via spliiit.com, sont une excellente idée, tout comme les achats de seconde main pour l'ameublement". Finalement, pour lui, le secret de l'indépendance financière réside dans la discipline et la capacité à saisir les opportunités. "Beaucoup de gens n'y croient pas ou se mettent des barrières psychologiques. Mais pour ceux qui osent et s'accrochent, c'est possible", conclut-il. Un message d'espoir pour ceux qui partent de rien, comme lui !