Vous ne pourrez bientôt plus acheter les vêtements de vos enfants sur ces sites en ligne

De nombreux parents optent pour l'achat de vêtements et de chaussures sur des sites en ligne, à bas prix. Mais certains de ces produits ne pourront plus être vendus.

Vous ne pourrez bientôt plus acheter les vêtements de vos enfants sur ces sites en ligne
© pressmaster

Acheter des vêtements pour bébé ou son enfant représente un certain budget. Les petits grandissent à vitesse grand V, se salissent ou trouent leurs habits, et il faut constamment renouveler leur garde-robe. Pour faire des économies, les parents ont recours à des sites de seconde main comme Le Bon Coin ou Vinted par exemple, tandis que d'autres achètent des vêtements neufs à petits prix sur des sites de vente en ligne. Mais cela ne sera bientôt plus possible pour certains articles, qui ne respectent pas les normes européennes. 

Pour préserver la santé des consommateurs et celle des enfants notamment, l'Europe a récemment imposé à deux géants chinois d'arrêter de vendre certains produits jugés dangereux. Une association belge de consommateurs a en effet retrouvé plusieurs substances indésirables comme des perturbateurs endocriniens, des allergènes et autres produits irritants dans 10 des 25 vêtements et chaussures destinés aux enfants, sur l'application Shein, rapporte le magazine 60 millions de consommateurs. "Dans une paire de chaussures pour enfants, nous avons retrouvé des substances nocives qui dépassaient de loin la quantité autorisée : cinq fois trop de plomb et des centaines de fois trop de phtalates" dénonce la porte-parole de l'association Julie Frère. 

Un autre site bien connu se retrouve dans la même situation : il s'agit du site chinois Temu, qui depuis la fin du mois de mai doit se conformer aux exigences européennes. D'autres sites sont également concernés et surveillés, comme Amazon, AliExpress ou encore Zalando. Le site Shein compte plus de 100 millions de clients européens et le site Temu enregistre 75 millions d'abonnés par mois. Ils devront donc suivre les règles strictes concernant les services numériques qui s'appliquent aux grandes plateformes dépassant les 45 millions d'abonnés. 

Concrètement, le site Shein devra indiquer de quelle manière il compte supprimer les articles illégaux et empêcher la promotion et la vente de ces objets interdits. Le site devra par ailleurs s'assurer de l'âge de ses abonnés, de manière à restreindre la vente et refuser l'accès aux plus jeunes. La Commission européenne précise que "les rapports annuels d'évaluation des risques établis par Shein doivent évaluer spécifiquement tout effet néfaste potentiel sur la santé et la sécurité des consommateurs, en mettant l'accent sur le bien-être physique et mental des utilisateurs mineurs".