Charles III : Pour sa sécurité, une vieille tradition prend en otage un membre du parlement…
En visite officielle aux États-Unis, le roi Charles III a dévoilé une vieille tradition anglaise qui a de quoi surprendre... mais qui est utile pour sa sécurité !
C'est une visite d'État qui fait parler d'elle à laquelle s'adonnent cette semaine le roi Charles III et son épouse Camilla. D'ailleurs, lors de sa prise de parole devant le Congrès américain le 28 avril dernier, le souverain anglais, atteint d'un cancer, en a profité pour rappeler une vieille tradition anglaise qui peut surprendre...
Charles III révèle une tradition étonnante : "Un membre du parlement pris en otage..."
Le fils d'Elizabeth II, qui se trouvait aux États-Unis pour une visite officielle en compagnie de son épouse Camilla Parker-Bowles, a fait un détour par la Maison Blanche, où il s'est d'ailleurs montré très complice avec Melania Trump, puis s'est rendu au Congrès pour une prise de parole.
Dans son discours, le souverain, dont les relations avec son fils Harry restent tendues, n'a pas hésité à user d'humour. Et le roi a même évoqué, en marge des relations anglo-américaines, plutôt tendues en ce moment, une vieille tradition anglaise. "Comme vous le savez peut-être, quand je m'adresse à mon propre Parlement, à Westminster, nous respectons une vieille tradition qui veut qu'un membre du parlement soit pris en otage, gardé au palais de Buckingham jusqu'à mon retour en sécurité", a-t-il d'abord déclaré. Avant de poursuivre, avec humour : "De nos jours, nous prenons plutôt bien soin de nos 'invités' – à tel point qu'ils ne veulent souvent plus repartir ! Y avait-il des volontaires pour ce rôle parmi nous, aujourd'hui ?".
Pourquoi un député est-il pris en otage pour la sécurité de Charles III ?
Un rituel des plus étonnants, toujours respecté aujourd'hui, qui remonte à l'époque du roi Charles I. Cette vieille tradition anglaise consiste à prendre en otage le député qui occupe le poste de Vice-Chamberlain de la Maison pendant l'ouverture de la session parlementaire, qui a lieu généralement en mai, et à le retenir à Buckingham Palace en attendant le retour du roi.
A l'époque du roi Charles I, celui-ci entretenait une relation difficile avec le Parlement et a été décapité durant la guerre qui opposait la couronne et la Chambre des Communes. Depuis, il s'agit donc de garantir la sécurité du souverain. Aujourd'hui, cette tradition n'est que cérémoniale, mais la prise d'otage est toujours de mise, et le député enfermé reste surveillé par des gardes. Tradition quand tu nous tiens...
