Etude Enabee : le bien-être des enfants de 3 à 11 ans

Pour évaluer le bien-être des enfants âgés de 3 à 11 ans, Santé Publique France, avec l'appui des ministères de la Santé et de l'Education, lance une enquête de terrain afin de mesurer la santé physique et surtout mentale des petits. 30 000 enfants vont ainsi être interrogés.

Etude Enabee : le bien-être des enfants de 3 à 11 ans
© Fizkes

C'est quoi l'étude Enabee ?

A partir du 2 mai 2022 et jusqu'au mois de juin, est lancée l'étude Enabee, qui vise à mesurer le bien-être des enfants de 3 à 11 ans en France. Pilotée par Santé Publique France, elle prendra forme concrètement à travers des questionnaires, menés dans 600 écoles publiques ou privées sous contrat, sur tout le territoire. Ainsi, 30 000 élèves, et peut-être votre enfant, seront amenés à participer à cette étude. Aléatoirement tirés au sort, des plus petits de la petite section de maternelle jusqu'aux plus grands de l'élémentaire, en CM2, seront sollicités pour s'enquérir de leur état émotionnel, leur qualité de vie et leur épanouissement physique, mental et affectif. Ainsi, l'étude Enabee se penchera notamment sur les troubles de l'humeur, l'anxiété, les phobies et les émotions des enfants, ainsi que les éventuels troubles de l'apprentissage.

Comment va se dérouler l'étude ?

A partir du CP, les enfants rempliront des auto-questionnaires, sur le temps de classe. Chaque session sera animée par un intervenant habilité par Ipsos, et durera 1h30. Les adultes qui souhaitent compléter les réponses de leurs enfants et participer aussi à l'étude auront pour leur part à répondre à un questionnaire spécifique d'une demi-heure, par téléphone ou sur Internet. Le succès de l'enquête pilote, menée en janvier dernier auprès de 1800 enfants, avait suscité un engouement massif de la part des contributeurs, que ce soit les responsables d'école, les professeurs et les enfants.

La crise sanitaire du Covid en cause ?

Dommage collatéral du Covid deux ans après le début de la crise sanitaire, les enfants, tout-petits compris, en subissent encore les traumas. Afin d'en appréhender objectivement les ressorts et les impacts, des enquêteurs habilités sillonneront donc les écoles de France, à la rencontre des enfants. Dans l'idée de mettre en place une surveillance ainsi que des stratégies de prévention, ils recueilleront leurs précieux témoignages ainsi que ceux des enseignants. Les parents ne sont pas en reste non plus, puisque, sur la base du volontariat, les adultes vivant au quotidien avec un enfant interviewé pourront répondre à un questionnaire de 30 minutes. 

Si les résultats de cette étude restent anonymes, leur dépouillement a pour but de mettre en lumière un nouvel axe de prise en charge des enfants : celle de leur santé mentale. "La crise sanitaire a impacté la santé mentale des plus jeunes et a montré la nécessité d'actions pour la prise en charge et la prévention s'appuyant sur des données robustes" affirme ainsi Geneviève Chêne, Directrice générale de Santé Publique France. A court terme, il s'agit d'abord de combler les manquements autour de la détection et de l'accompagnement d'enfants en détresse. A moyen et long terme, l'enjeu de cette étude est de les faire entrer sereinement dans l'adolescence et la vie d'adulte.