Pourpier commun

Plante potagère et sauvage à la fois, le pourpier commun fait partie du fameux régime crétois. Riche en protéines, acides gras oméga 3, vitamine C et oligo-éléments, le pourpier est réputé pour ses propriétés anti-oxydantes et détox. Très facile à cultiver au jardin, il se consomme cru ou cuit selon les goûts et se ressème spontanément au jardin.

Pourpier commun
© Joerg Mikus/123RF

Où pousse le pourpier ?

Plante spontanée,  le pourpier occupe naturellement nos jardins, mais aussi les friches et les sols pauvres qu'elle affectionne. Plante bio-indicatrice, elle aime s'installer là où le sol est compacté, manquant d'oxygène, carencés en calcium et à faible capacité de rétention d'eau et d'éléments nutritifs.

Un sol drainant voire sableux, neutre ou alcalin lui convient parfaitement.

Capable de résister à la sécheresse, elle particulièrement répandu dans le Sud et au bord de la Méditerranée même si elle est présente dans toute la France. Et c'est évidemment une plante de plein soleil.

Quand et comment semer du pourpier ?

Petite plante étalée de 15 cm de haut pour 20 à 30 cm de large, le pourpier peut aisément se cultiver en pot ou jardinière, aussi bien qu'en pleine terre. Peu exigeant, il se contentera d'un terreau universel ou horticole pour prospérer en jardinière. L'ajout d'un engrais organique de type sang et corne broyée, pourra renforcer sa saveur.

Le semis s'effectue généralement entre avril / mai, selon les régions, et août. Il est conseillé d'échelonner le semis afin de renouveler la récolte au fil du temps et de la prolonger jusqu'en octobre.

Le semis s'effectue à la volée ou en espaçant les plantes de 25 cm environ.

Comment planter du pourpier en pleine terre ?

Le pourpier se sème même si il est possible de réaliser des boutures de tige en été. La faible durée de vie de la plante (12 mois maximum) et sa facilité à se ressemer (voire à devenir envahissante !) font privilégier la simple technique du semis pour l'installer en pleine terre.

Parfait couvre-sol bas de plein soleil, il s'avère judicieux de l'utiliser pour protéger les sols nus du potager en plein été. Il va par exemple parfaitement couvrir les pieds de tomates en évitant que les rayons du soleil ne cuisent la surface du sol.

Il suffit de biner la surface du sol, de semer à la volée puis d'arroser régulièrement pour l'installer sans difficulté.

Des graines de Portulaca sativa, variante potagère à plus grandes feuilles, s'achètent en sachet. Pour le pourpier sauvage, il suffit de récupérer des graines dans une friche, ou le jardin d'un ami... à moins que le pourpier ne se soit déjà installé spontanément dans votre jardin !

Entretenir des plants de pourpier

Etant donnée sa nature spontanée et résistante, le pourpier ne s'entretient pas. Tout au plus, pourra-t-on veiller à l'arroser par temps sec pour développer son port et obtenir des plantes plus denses, au feuillage plus charnu. Et ainsi améliorer la récolte.

Comment cueillir le pourpier ?

Le pourpier se récolte quand il est jeune et avant sa discrète floraison jaune de préférence. Si il est récolté après la floraison, les graines qui se mêlent aux feuilles craquent désagréablement sous la dent.

En prélevant régulièrement des jeunes branches (sans arracher le pied), le pourpier renouvelle de plus en permanence son feuillage qu'il suffit à nouveau de prélever.

Consommé généralement cru en salade pour son petit goût acidulé et sa fraîcheur, il peut aussi se cuire comme des épinards ou se frire. Sans être toxique, bien au contraire, le pourpier ne doit pas être consommé tous les jours car il renferme de l'acide oxalique déconseillé pour le bon fonctionnement des reins.

Comment récupérer les graines de pourpier ?

Très rapidement après la floraison, de discrètes petites poches se forment à l'aisselle des feuilles. Elles s'ouvriront pour laisser échapper de minuscules petites graines rondes et noires par dizaines. Il suffit de couper les branches délicatement et de récolter dans une boite étanche ces petites billes pour renouveler votre stock de graines pour l'année suivante.

Il est possible également de secouer ces petites branches, là où vous le souhaitez pour recréer un semis naturel.

Si vous ne possédez pas de pourpier, un jardin ou une friche proches doivent vous permettre de trouver facilement des pieds sauvages sur lesquels vous pourrez prélever des graines.

Comment garder un pourpier l'hiver ?

Le pied de pourpier ayant une vie courte, il est inutile de chercher à le conserver pendant l'hiver. Il sera plus utile de récolter des graines et de renouveler sa présence au jardin. Mais si vous souhaitez poursuivre sa consommation pour ses bienfaits, il est possible de le sécher et de le consommer en tisanes tout au long de la saison froide.