Dominant/dominé : trouver l'équilibre Pourquoi devient-on dominant ou dominé ?

Il y a autant de profils de dominants et de dominés qu'il y a de relations. Toutefois, on relève souvent certains traits de caractères communs. Caroline Kruse en relève quelques-uns.

Le dominant : "Son besoin de dominer est souvent une défense contre la peur ou la tentation d'être soi-même dominé ou soumis. Contre la peur, aussi, de la séparation. Maintenir l'emprise, c'est maintenir le lien. Un des problèmes du dominant, c'est qu'il veut qu'on lui obéisse, mais qu'on lui obéisse de l'intérieur, autrement dit, librement. Toutefois, il n'est pas question qu'on lui dise ce qu'il n'a pas envie d'entendre et que, du reste, le partenaire ne souhaite nullement lui révéler."

Le dominé : "Il y a dans le fait de s'en remettre tout entier au bon vouloir de l'autre une sorte de nostalgie régressive d'un état où l'on se sent guidé, tenu, pris en charge. Dans le couple, s'en remettre à l'autre procure un sentiment de sécurité. Mais le plus souvent, la docilité et la soumission ne sont qu'apparentes."

Pas de rôle prédéfini

Quant à savoir ce qui nous dirige vers un profil plutôt qu'un autre, il faut bien sûr se replonger dans son histoire personnelle. Dans l'imaginaire collectif, la femme est souvent la soumise, tandis que l'homme domine. Ce qui était peut-être vrai, au moins en apparence, par le passé, ne l'est plus aujourd'hui, loin de là. "Les choses sont, de fait, beaucoup plus compliquées, précise Caroline Kruse. Et il est difficile d'attribuer à tel ou tel sexe le caractère de dominant ou de dominé. Dans ma consultation, comme ce sont souvent les femmes qui prennent l'initiative d'aller voir un psy, le cas de figure est souvent femme dominante/homme dominé." Ce qui ne signifie pas que cela soit représentatif des couples entretenant ce type de rapports. 

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