Minijupe, short sexy ou pantalon moulant : #CeciNestPasunConsentement

A l'heure du mouvement #MeToo et de la libération de la parole des femmes, l'application Handsway a lancé une campagne choc qui dénonce la culture du viol : "Ceci n'est pas un consentement". L'occasion de rappeler que les femmes s'habillent comme elles le souhaitent et qu'une tenue ne justifie jamais une agression.

Minijupe, short sexy ou pantalon moulant : #CeciNestPasunConsentement
© Instagram HandsAway Shelby Duncan

#CeciNestPasunConsentement, un message qui devrait être une évidence… mais qui n'est visiblement pas encore bien compris de tous. D'après une enquête Ifop, 86% des femmes déclarent avoir déjà subi au moins une forme d'atteinte ou d'agression sexuelle dans la rue, du regard insistant au viol. Un constat alarmant qui a poussé l'application Handsway à lancer une campagne afin de dénoncer l'idée selon laquelle une tenue jugée "provocatrice" pourrait justifier des agressions ou remarques sexistes. 

#CeciNestPasunConsentement, la campagne qui brise les préjugés sexistes 

Lèvres rouges, jambes nues, haut transparent au décolleté plongeant, jupe courte… La campagne, réalisée en collaboration avec l'agence TBWA, propose des visuels puissants signés Shelby Duncan, accompagnés d'un hashtag explicite #CeciNestPasUnConsentement.

A travers cette campagne sensation, l'association désire sensibiliser et éduquer le public au sujet du consentement, mais également pointer du doigt les nombreux préjugés sexistes qui alimentent la culture du viol. Parmi eux, on retrouve cette idée selon laquelle les choix vestimentaires des victimes seraient souvent trop "provocants"."Elle était en mini jupe",  "Son décolleté disait oui", "Elle l'a bien cherché"... Trop souvent, les femmes victimes d'agressions sexuelles sont considérées comme responsables.

Selon une  enquête de l'institut de sondage Ipsos, 42% des Français pensent qu'une victime de viol peut l'avoir "bien cherché", et que la gravité d'une agression est à nuancer selon le contexte.