L'erreur n°1 des plus de 50 ans qui cherchent un emploi : elle réduit fortement leurs chances
Passé 50 ans, retrouver un emploi peut vite être semé d'embûches. Pourtant, ce n'est pas toujours l'âge qui fait la différence. Une erreur, très fréquente chez les candidats les plus expérimentés, peut faire chuter leurs chances sans le savoir.
Chercher un emploi après 50 ans n'a rien à voir avec une recherche menée 10 ou 20 ans plus tôt. Beaucoup de salariés se retrouvent sur le marché du travail après avoir passé une bonne partie de leur carrière dans la même entreprise. Certains n'ont même jamais connu le chômage. Quand un licenciement, une restructuration ou une rupture conventionnelle arrive, il faut repartir de zéro, remettre son CV à jour, réactiver son réseau et surtout apprendre à parler de soi autrement.
En effet, en France, les seniors mettent en moyenne plus de temps à retrouver un emploi que les autres candidats. Les préjugés existent encore. Certains employeurs craignent des prétentions salariales plus élevées, un manque de souplesse ou des difficultés à s'adapter à de nouveaux outils. Mais ces clichés n'expliquent pas tout. Dans de nombreux cas, la façon dont un candidat se présente pèse tout autant dans la balance. Quelques minutes suffisent parfois pour donner envie de poursuivre la discussion... ou au contraire pour laisser passer sa chance.
C'est ce que montre une publication relayée sur LinkedIn. Caroline Sarrot-Lecarpentier, professionnelle de l'accompagnement, y raconte son échange avec un homme de 52 ans, sur le point de vivre sa première période de chômage. Au fil de leur conversation, elle lui donne plusieurs conseils très concrets. Tous vont dans le même sens : arrêter de subir la situation et changer de posture. Car un entretien n'est plus un simple exercice où l'on déroule son CV du début à la fin.
Ainsi, le conseil qu'elle juge le plus important est de ne plus centrer son discours sur ses 20 ou 30 années de carrière, les entreprises où l'on a travaillé ou les différents postes occupés. Beaucoup de candidats pensent que ce parcours suffit à convaincre un recruteur. Pourtant, ce dernier ne s'arrête pas à ce qui a été fait. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de savoir ce que cette expérience permettra d'apporter à l'entreprise dès le premier jour.
Autre point souvent sous-estimé : continuer à construire quelque chose pendant sa recherche d'emploi. Beaucoup mettent leurs projets en pause en attendant de retrouver un CDI. Pourtant, c'est généralement l'inverse qui attire l'attention. Donner des cours, suivre une formation, lancer une activité, accompagner une association ou développer un projet personnel montre qu'on reste actif. Cela prouve aussi qu'on ne passe pas ses journées à attendre qu'un recruteur rappelle. Ce genre d'initiative donne une image plus dynamique et plus rassurante.
