Elisabeth Borne, Première ministre : Drame personnel, Argent, Hospitalisation, Divorce, Plaisirs, Colères, Surnoms...

"Elisabeth Borne, Première ministre : Drame personnel, Argent, Hospitalisation, Divorce, Plaisirs, Colères, Surnoms..."

Elisabeth Borne a été nommée Première ministre par Emmanuel Macron, le 16 mai. Le suicide de son père, son enfance, son expérience à la tête de la RATP, son ex-mari, sa fortune, ses crises (et ce qu'elle fait 3 mn après), son fils Nathan... Secrets de la nouvelle cheffe du gouvernement âgée de 61 ans.

C'est officiel. La passation de pouvoir a eu lieu entre Jean Castex et Elisabeth Borne. Lors de la cérémonie à Matignon, le 16 mai, la Première ministre s'est dite "émue" de cette nouvelle fonction qui lui est confiée et a rendu hommage à Edith Cresson, seule femme à avoir été cheffe du gouvernement en France jusqu'à présent, de 1991 à 1992. "Je suis évidemment très émue ce soir et je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée pour la première femme qui a occupé ces fonctions, Édith Cresson", a-t-elle déclaré.

Pour conclure ce premier discours en tant que Première ministre, Elisabeth Borne a tenu à transmettre un message vibrant: "Allez au bout de vos rêves". L'ancienne directrice de la RATP a dédié cette prise de parole en particulier "à toutes les petites filles" qui rêvent grand. Et d'ajouter, sous une horde d'applaudissements: "Rien ne doit freiner le combat pour la place des femmes dans notre société".

Elisabeth Borne, Première ministre : ce qu'en pense Edith Cresson

Edith Cresson, elle, a félicité le "très bon choix" d'Emmanuel Macron sur BFMTV. L'ancienne cheffe du gouvernement a décrit "une personne remarquable, d'une très grande expérience dans le secteur public et le secteur privé ". Elle a tout de même précisé: "C'est un très bon choix parce que c'est une personne remarquable, pas parce que c'est une femme". Et d'ajouter à ce sujet: "Je pense que c'est tout à fait normal et qu'il était largement temps".

Elisabeth Borne est "Mme Thatcher" selon Fabien Roussel,

Et si Edith Cresson s'est dite "touchée" de l'hommage rendu par la Première ministre, Elisabeth Borne est loin de faire l'unanimité auprès de la classe politique. Fabien Roussel n'a pas hésité à la comparer à la dame de fer, Margaret Thatcher, ancienne Première ministre britannique.

"Privatisation et mise en concurrence de la SNCF et de la RATP, réforme de l'assurance chômage au détriment de plus d'1 million d'allocataires, fossoyeuse de Fessenheim : avec Elisabeth Borne, Macron a trouvé sa Mme Thatcher. La technocratie au service de l'argent roi", a déclaré le chef de file du PCF sur Twitter.

Elisabeth Borne, c'est "Macron bis" Pour Marine Le Pen

Marine Le Pen a déclaré ce mercredi 18 mai au micro de France Inter: "Madame Borne, c'est monsieur Macron bis, […] c'est le même profil, ce sont les mêmes idées, c'est la même vision froide, administrative, technocratique et en réalité les mêmes réalisations brutales (...)  Elle a un passé et un passif . C'est elle qui a fermé Fessenheim, c'est elle qui a expulsé les soignants non-vaccinés en supprimant leur salaire et en les laissant dans une situation de dénuement total. C'est elle qui a fait la réforme du chômage qui est une réforme profondément injuste. "

"Je me féliciterai qu'une femme soit nommée au poste de Première ministre le jour où ça ne sera plus une information majeure", a insisté la candidate (malheureuse) à l'Elysée.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il n'était évidemment pas plus ravi de cette désignation. "Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République. Elle est l'une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste", a-t-il déclaré sur Twitter.

Elisabeth Borne, nommée à Matignon

Plus de 30 ans après l'accession d'Edith Cresson au poste de cheffe du gouvernement, c'est (enfin) à nouveau une femme qui va assurer ce rôle. Elisabeth Borne a été nommée Première ministre du futur nouveau gouvernement par Emmanuel Macron, succédant ainsi à Jean Castex. D'abord nommée ministre des Transports en 2017, puis de la Transition Ecologique en 2019, elle était ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion de France depuis 2020 et a su prouver son efficacité auprès d'Emmanuel Macron, notamment en plein cœur de la pandémie.

Mais qui est réellement Elisabeth Borne et que sait-on de notre nouvelle Première ministre? Son enfance en tant que "pupille de la nation", son fils, son ex-époux, ses petits plaisirs, son secret pour "déstabiliser" les hommes... et autres anecdotes sur la nouvelle cheffe du gouvernement.

Qui est Elisabeth Borne ? Son CV

Naissance : Élisabeth Borne naît le 18 avril 1961 dans le 15e arrondissement de Paris.

Famille : Elle est la fille de Joseph Borne, résistant juif d'origine russe pendant la Seconde Guerre mondiale, et de Marguerite Lecesne, pharmacienne du Calvados. Ses parents étaient à la tête d'un laboratoire pharmaceutique.

Etudes : Élisabeth Borne est passée par l'École polytechnique, puis a été diplômée de l'École nationale des ponts et chaussées et du MBA du Collège des ingénieurs, à la fin des années 80.

Profession : Ingénieure

- 1987 : Elle rejoint le ministère de l'Équipement

- Années 90 : conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Lionel Jospin et Jack Lang.

- 2002 : directrice de la stratégie de la SNCF

- 2007 : directrice des concessions pour la société Eiffage en 2007.

- De 2008 à 2013 : directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris,

- De 2015 à 2017 : directrice de la RATP de 2015 à 2017

- 2017 : entrée au gouvernement d'Edouard Philippe en tant que ministre des Transports.

- 2019 : ministre de la Transition Ecologique

- 2020 : ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion de France

Elisabeth Borne : le drame de sa vie

Elisabeth Borne était surnommée Babeth étant petite, a-t-elle confié au Journal des Femmes.

Elle a fait beaucoup de danse étant jeune, mais n'a jamais rêvé de s'engager professionnellement sur cette voie, nous a-t-elle assuré.

La nouvelle Première ministre a vécu un drame à l'âge de 11 ans. En 1972, son père, Joseph Borne, s'est suicidé à 49 ans, rattrapé par les tourments de son passé. Avec son frère Isaac, le père d'Elisabeth Borne, résistant juif né Bornstein, a été déporté à Auschwitz durant la Seconde guerre mondiale. S'ils se trouvaient dans les camps de la mort avec l'un de leur frère et leur père, Joseph et Isaac sont les seuls à être revenus en vie. "Isaac avait besoin d'en parler. Il lui disait : "tu te rappelles ?" Mais Joseph ne voulait pas, il ne supportait pas d'en parler", s'est souvenue une de leur parente, selon le Point. L'oncle d'Elisabeth Borne, lui, est décédé en 2016 à 93 ans.

Elisabeth Borne a été "pupille de la nation"

Elisabeth Borne est devenue "pupille de la nation" après le décès de son père. "On n'avait pas vraiment de revenus, j'étais pupille de la nation et donc j'ai pu faire mes études avec une bourse", a-t-elle révélé à Cyril Hanouna.

"C'est assez choquant de perdre son père si jeune et j'ai trouvé que les maths, c'était quelque chose d'assez rassurant, d'assez rationnel. Les maths m'ont ensuite permis d'intégrer Polytechnique", a-t-elle précisé.

Elisabeth Borne : sa fortune

Le patrimoine d'Elisabeth Borne a été estimé à 1,034 millions d'euros, selon ses déclarations de 2020. L'ancienne ministre du Travail avait donc été classée à la 13e place de l'ancien gouvernement d'Emmanuel Macron

Elisabeth Borne possède deux appartements à Paris et dans les Hauts-de-Seine. La valeur de ces biens immobiliers s'élève à 986 000 euros. Quant à sa voiture, elle est estimée à 10 780 euros. Son compte courant était crédité de 62 000 euros à l'époque.

Elisabeth Borne : qui est son ex-mari ?

Elisabeth Borne a été mariée à Olivier Allix, avec qui elle a eu un fils, Nathan. Selon Libération, Olivier Allix est un ingénieur et universitaire. Elle est aujourd'hui divorcée.

Elisabeth Borne : son fils, sa priorité

Elisabeth Borne a toujours fait passer le bien-être de son fils avant tout. "Ce qui passe au dessus de tout, c'est mon fils, qui est grand maintenant, donc de plus en plus autonome. Mais je n'aurais pas été prête à renoncer à bien l'accompagner pour que lui-même trouve son parcours dans la vie", a-t-elle confié au Journal Des Femmes. Son fils "a terminé une thèse en droit" et souhaite devenir enseignant, nous avait-elle révélé en 2021.

Elisabeth Borne : son secret pour "déstabiliser" les hommes

En juillet 2013, Elisabeth Borne a été désignée Chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur. Elisabeth Borne, qui a souvent évolué dans des milieux à prédominance masculine, s'est parfois amusée à jouer avec "les codes des messieurs" afin de clouer le becs des misogynes. "Quand j'étais la seule femme d'un comité exécutif d'une entreprise que je ne nommerai pas, évidemment, chacun se demandait qui allait être promu (...) J'avais pris le parti, chaque fois que j'allais voir le PDG, de sortir du bureau en souriant. Cela déstabilisait beaucoup les collègues qui se demandaient: 'Mais qu'est-ce qu'il lui a promis?'", a-t-elle raconté au Journal des Femmes.

Elisabeth "Borne-out" ? "Colère" et "qui peut me suive" avec ses collaborateurs

Lorsqu'elle était à la tête de la RATP, des employés l'auraient affublée du surnom peu sympathique de "borne-out", en raison de son exigence sur ses employés. "A la RATP, on en connaît plus d'un qui sont sortis de son bureau en larmes", avait assuré une source de l'entreprise au Monde

Selon L'Opinion, Elisabeth Borne ferait preuve d'un tempérament colérique et d'une exigence très élevée envers ses employés. En plus d'organiser des réunions le dimanche midi lorsqu'elle était ministre du Travail, elle aurait une patience extrêmement limitée. "Entre le management inclusif et le 'qui peut me suive', Borne a choisi. La rage d'être efficace explique l'impatience (...) Elle se met en colère, elle peut hurler quand la réalité échappe à son contrôle, un état qui jure avec sa placidité affiché", lisait-on dans le journal.

La principale intéressée, elle, a admis: "Je suis très engagée dans ce que je fais car les enjeux sont importants. Je peux m'emporter, mais trois minutes après je rigole".

Toutefois, certains de ses anciens collaborateurs chantent ses louanges. C'est le cas d'Arole Lamasse, secrétaire général de l'Unsa RATP, qui a assuré au Parisien: "Je n'ai jamais compris pourquoi on dit d'elle qu'elle est austère. Elle a beaucoup d'humour, surtout sur elle. Elle n'hésite pas à se mettre en scène et peut avoir un langage fleuri".

Elisabeth Borne, très proche d'une ministre

La femme politique de 61 ans croit dur comme fer en l'amitié entre femmes politiques. Florence Parly, ministre des Armées dans le gouvernement Jean Castex, qu'elle connaît depuis longtemps, fait partie de ses proches, comme elle nous l'avait confié.

Elisabeth Borne, "secouée" par le coronavirus : son hospitalisation "angoissante"

Elisabeth Borne n'a pas échappé au coronavirus. Contaminée en mars 2021, elle a vécu plusieurs jours difficiles et a été hospitalisée. "Je suis quelqu'un de sportif, je n'ai pas de pathologie chronique et je peux vous dire que j'ai été très secouée par ce virus", a-t-elle assuré à BFMTV. Et d'ajouter auprès du Parisien: "C'était angoissant. Vous avez l'impression que tout votre corps se détraque. J'ai eu une partie des poumons affectée mais aussi des problèmes hépatiques. Mes résultats d'analyse étaient inhabituels, avec des taux qui débloquent".

Elisabeth Borne : cigarette électronique, footing et romans... Ses petits plaisirs

En février 2022, Elisabeth Borne a secoué la Toile... lorsqu'elle a été filmée en train de vapoter en pleine séance à l'Assemblée nationale. Une polémique qui s'est éteinte plus rapidement que sa cigarette électronique.

Pour tenir la cadence en tant que ministre (et désormais Première ministre), Elisabeth Borne se change les idées en lisant des romans, notamment avant de s'endormir le soir. "Cela me fait un bien fou", nous a-t-elle révélé. Celle qui succède à Jean Castex a également besoin de ses séances de sport quotidiennes et pratique le footing aussi souvent qu'elle le peut.